L'Atelier du Serpent Vert

vendredi 26 août 2016

L'ego électif en démocratie pour façades hausmaniennes, par Patrice


Le grand cirque des médiocres.

Il suffit de peu de chose, en fait de la moindre opportunité, pour que le spectacle dont ils sont à la fois les acteurs, les régisseurs et les spectateurs se mette en branle. D'ailleurs, ils ne vivent que de ça et pour ça. Toujours à l'affût ou dans l'attente d'une élection, la moindre occasion de faire parler d'eux leur est bonne. Ne jamais être en retard d'une guerre !

Ainsi, quand il ne s'agit pas d'un vague sujet, par ailleurs fort sérieux, de société, ils s'expriment pour envenimer la chose et se faire miroiter des opportunités de s'exprimer et nous signaler qu'ils existent (encore). Ils iront, n'en doutons pas, jusqu'à s'exprimer sur les crottes de chien ou les mégots sur les trottoirs. Il n'y a pas de petit profit pour les mégalos.

La France entre dans une période où l'on va nous faire croire que l'on n'a encore rien vu ni entendu. L'événement qu'ils attendaient tous se fractionne en fait en deux parties, l'une pour régler celle des partis (ce dont le citoyen lambda n'a rien à faire) et la seconde pour tenter de ressouder la nation autour de l'événement majeur politique : l'élection présidentielle, ce dont les mêmes citoyens se demandent si c'est encore bien nécessaire de devoir en passer par la satisfaction des egos qui se donnent en spectacle d'abord, nous vendent des projets déjà rabâchés mais jamais appliqués ensuite.

On ne parlera évidemment jamais de cette propension qu'ont certains à se vedettiser en se portant candidat. Le seul fait de postuler, de se présenter de sa propre initiative, c'est-à-dire de ne représenter que soi-même dans un premier temps, dit déjà assez la volonté égocentrique des individus. Qu'elle est loin la démocratie populaire... Il ne saurait être, bien sûr, pas question de retourner au tirage au sort de nos représentants, ce qui impliquerait aussi une possible destitution sine die en cas d'insatisfaction ou de faute. La vox populi ? Mais vous n'y pensez pas, bande d'idiots ! Laissons-les mijoter dans un ersatz de démocratie. Après tout, qui décide ? Moi ! moi ! moi ! Nous ! nous ! nous ! Et basta la valetaille. D'ailleurs, regardez-les, tous populistes, incapables et fainéants. Et bêtes en plus ! Un rien les amuse.

Roule la France ! C'est parti pour neuf mois !

Patrice C.






mercredi 17 août 2016

Elections franchouillardes. Lente agonie des illusions.


Le chagrin et la démocrate.

Un grand frisson envahit cahin-caha notre charmant Hexagone ; il s’arrange des giboulées estivales, attentats et médailles faciles perdues.

Qui perce chaque jour. Extase du vide.

Les urnes vont parler. Encore huit mois à patienter.

Dans les salons des institutions républicaines, on s’inquiète, on cause, on ravigote sa confiance ou longe son ouïr une incompréhension pour tel « score » annoncé.

Les petits arrangements commencent là où l’intérêt commun prime entre soi.

Toute constitution essaie d’incarner « l’ordre politique désirable », selon l’expression du constitutionnaliste Georges Burdeau.

Tout ordre politique désirable subodore une société désirable, de cet ordre social qui tienne compte de la perspective du bien commun compréhensible à tous.

Le vieux songe de la politeia antique renaît dans les textes.

Qu’en est-il dans les têtes des acteurs du jour ?

En France, comme partout en Europe continentale, il n’est cependant pas évident de cerner les noms et réseaux serrés qui tronquent la délibération parlementaire par l’usage abondant des lobbyistes.

Sans commettre de confusion entre des organes et des fonctions, la plupart des démocraties libérales européennes se sont fort bien accommodées, ces dernières années de ces officines qui concoctent des lois toutes-prêtes pour leurs parlementaires besogneux à s’effacer devant les grands principes du bien commun et de l’intérêt pour la chose publique.

Une certaine idée de la démocratie libérale est morte dans les vœux souverains d’un autre temps, d’une autre trempe conceptuelle.

L’atomisation des intérêts communs a engendré l’éclatement des politiques publiques au service des mandants.

Jamais, ô grand jamais, la devise « diviser pour mieux régner » n’a atteint un si haut paroxysme par l’accroissance et l’usage du droit positif qu’on en fait.

Rien donc que de très naturelle la traduction qui s’engage dans les urnes : c’est un cri contre l’inflation et l’insécurité juridique, c’est un cri contre l’égoïsme organisé et la ratiocination époustouflante qui dominent dans le spectacle-marchand de la politique à la petite semaine qui est censé organiser notre société démocratique… si désirable.

Le Serpent rouge










vendredi 5 août 2016

L'islam en tant que machine de guerre contre le Droit du travail, 2nd partie, par LSR


L’islam se joue de la norme républicaine. Examen dans l’entreprise par le code et la jurisprudence

-seconde partie.

Il est un phénomène récent. Il faut tel un blaireau, affirmer son identité, son tatouage, sa religion et son emprise d’esclave et l’afficher. Alors que la pratique religieuse et les convictions s’exprimaient pleinement dans l’espace privé, il y a peu, au travail, dans l’entreprise, sévissent désormais des croyants qui entendent imposer leur charia, leurs prescriptions alimentaires, leur outillage vestimentaire, leurs ostentations diverses.

Face à cela, une entreprise peut être tentée d’interdire le port de tout attribut religieux par le biais d’une clause spécifique dans son règlement intérieur. Une telle interdiction est-elle licite ?

Hélas, le droit positif s’est couché aux pieds de tous les curés, imams, pasteurs et autre bouddhiste en mal d’ontologie doctrinale (désormais, la présidence de la République convoque -il en fut ainsi le 15 juillet dernier- aussi un bouddhiste pour imposer l'œcuménisme fondateur de la tribalité en lieu et place du sens de l'Etat) .

1°§) En premier lieu, la liberté de manifester sa religion et l’interdiction de la discriminer domine. La liberté religieuse implique en effet la liberté de pratiquer une religion et de manifester ses convictions religieuses ; elle est consacrée par différentes normes tant supranationales que nationales ; notamment l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme, et l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme.

Cette liberté (d'apparat) attentatoire à la liberté absolue de conscience de tous a pour corollaire l’interdiction de toute discrimination fondée sur la religion.

Ainsi, le code du travail interdit toute discrimination, directe ou indirecte (*), à raison des convictions religieuses et ce à tous les stades de la vie professionnelle, du recrutement à la formation ou promotion professionnelle et jusqu’à la rupture du contrat (art. L. 1132-1 du Code du travail). Le code pénal (art. 225-1 à 225-4) sanctionne également les discriminations fondées sur la religion par une peine maximale de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

2°§) En second lieu, des restrictions justifiées et proportionnées sont préconisées par des juges aux ordres d'une doxa doucereuse et déstabilisée par l'insécurité juridique faite de juxtapositions de droits nationaux, internationaux et européens bien souvent contradictoires en leurs dispositions sociales (droit du travail, droit de la sécurité sociale et droit de l'aide et de l'action sociales). Dès lors, si l’employeur ne peut interdire de façon générale et absolue à ses salariés de manifester leurs convictions religieuses dans l’entreprise, il peut toutefois apporter quelques restrictions à la liberté religieuse dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché (art. L. 1121-1 du Code du travail).

Par conséquent, vous le sentez immédiatement, un règlement intérieur à l’entreprise peut donc prévoir des restrictions à la liberté de manifester sa religion, à la condition (faible) d’une double condition de justification et de proportionnalité est respectée (art. L. 1321-3, 2° du Code du travail).

C’est ainsi qu’a été jugée valable la clause d’un règlement intérieur qui imposait au personnel d’une crèche une obligation de laïcité et de neutralité, au regard notamment des conditions de fonctionnement de la crèche, de petite taille et avec peu de salariés, lesquels étaient donc susceptibles d’être en contact avec les enfants ou leurs parents. Le non-respect d’une telle clause par une salariée qui refuse d’ôter le voile islamique justifie un licenciement pour faute grave (Cour de cassation, Assemblée plénière, 25 juin 2014, affaire Baby Loup, n°13-28.369 PBRI, c’est dire en l’espèce de la hiérarchie des arrêts de la Cour de cass., PBRI signifiant une publication officielle de l’arrêt analysé et diffusé de manière exceptionnelle sur le site de la Cour de cassation).

3°§) En troisième lieu, des impératifs de sécurité ou d’hygiène au travail peuvent également imposer le port de vêtement de protection rendant incompatible le port de signe religieux (Délibération Halde 2009-117 du 6 avril 2009 n°41).

Dès lors, les volontés du client peuvent-elles justifier une interdiction d’un signe ostentatoire de culte dans l’entreprise ? Une activité professionnelle ou les conditions de son exercice peuvent justifier une différence de traitement, lorsque cette dernière répond à une exigence professionnelle essentielle et déterminante.

Les juges suprêmes, soucieux de dilettantisme politique, islamo-compatibles dans leurs frayeurs de se voir absous du malin, complètement drogués aux impératifs du droit européiste, ont cependant admis que l’objectif poursuivi doit être légitime et l’exigence proportionnée (art. L. 1133-1 du Code du travail, transposant l’article 4 § 1 de la directive 78/2000/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail).

4°§) En affaissement final du droit principiel et laïc, selon l’Observatoire de la laïcité, des préjugés défavorables émanant de clients ou de co-contractants ne peuvent être assimilés à une exigence professionnelle pouvant donc justifier des restrictions à la liberté religieuse.

Aussi, dans différentes cours d’appel, les juges des juridictions inférieures étant plus cohérents et moins soumis aux ordres d’un droit délétère, ont déjà jugé que lorsqu’une salariée est en contact avec la clientèle ou des patients, l’interdiction du port du voile islamique est justifiée (CA Paris 16 mars 2001 ; CA Versailles, 23 novembre 2006, n°05-5149).

Hélas, encore !, la Cour de cassation est actuellement saisie de la question suivante : une salariée, ingénieur d’études, effectuant des prestations informatiques chez des entreprises clientes de son employeur, portait un foulard islamique. L’un des clients s’en est plaint. L’employeur a alors demandé à sa salariée de ne plus porter ce voile lors de ses interventions auprès de clients, puis, face à son refus, l’a licenciée pour faute grave.

Afin de trancher ce litige, la Cour de cassation a renvoyé à titre préjudiciel devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) la question de savoir si le souhait d’un client d’une société de conseils informatiques de ne plus voir les prestations de service informatiques de cette société assurées par une salariée portant un foulard islamique constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de la directive pouvant justifier donc des restrictions à la liberté de manifester ses convictions religieuses (Cass. soc. 9 avril 2015,n°13-19.855 FS-PBI).

Dieu est tranquille : ses clients font la loi et alimentent toute l'insécurité juridique d'une nation… à suivre.

Le Serpent rouge



(*) Un ajout est nécessaire pour une compréhension didactique de la distinction entre discrimination directe et discrimination indirecte :

Une directive du Conseil de l’Europe en date du 27 novembre 2000 a porté création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement dans l’emploi et le travail (directive 2000/78/CE). Transposée étonnement avec rapidité dans notre droit positif, la loi du 16 novembre 2001 (loi n°2001-1066) permet de lutter contre les discriminations directes et indirectes.

·         La discrimination directe est définie comme toute situation par laquelle un sujet de droit est traité de manière moins favorable, en raison d’un motif prohibé comme son sexe, sa religion, son adhésion syndicale, etc., qu’un autre ne l’est, ne l’a été ou ne le serait pas dans une situation comparable.

·         La discrimination indirecte définit toute situation dans laquelle une disposition, un critère ou une pratique « neutre » (ou en apparence « neutre ») désavantagerait des sujets de droit par comparaison aux autres, pour des motifs prohibés, comme le sexe, les convictions religieuses, l’appartenance syndicale, etc., à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique soit objectivement justifié par un but légitime pour parvenir à ce but soient appropriés et nécessaires.








L'islam en tant que machine de guerre contre le Droit du travail-1ère partie, par LSR


L’islam se joue de la norme républicaine. Examen dans l’entreprise.

-première partie.

Dans une société française délitée, voire abaissée par l'extension de tous les droits subjectifs privatisant sa sphère publique, et l’un de ses plus éminents corollaires l’excitation de tous les particularismes, chacun entend désormais manifester avec outrance ses orientations religieuses partout et tout le temps. Les principes républicains deviennent-ils de vieilles lunes ?

La laïcité semble perdue, évanescente au gré des plans de communication des oligarques, ceci dans les savanes des différentes normes contradictoires entre elles nourries par l’inconséquence de tous les pouvoirs politiques qui ne savent plus définir, ordonner et gouverner en vertu d’une ligne générale –a minima ensembliste-identitaire- pour l’existence du bien commun et de l’intérêt général d’un peuple et d’une nation.

Manifester en France ses convictions religieuses relève de plus en plus d’un manège prosélyte de domination dans l’espace public, d’un droit de conquête arraché contre l'intérêt général que l’Etat laisse passer par laxisme.

Ce manège irrédentiste a été théorisé et est soumis aux impératifs activistes de militants qu’on laisse prospérer à loisir de la décomposition de la loi qui est censée être générale, abstraite et permanente, adoptée formellement par le Parlement selon la procédure législative et dans le domaine de compétence établis par l’article 34 de la Constitution du 4 octobre 1958.

Au risque de vous paraître hautain, la loi revêt une définition matérielle. Elle exprime la volonté générale et pose en conséquence une valeur normative au droit positif, tant d’un côté impératif (la loi impérative ne peut être éludée par celui sur laquelle elle s’applique), tant d’un côté interprétatif (la loi dite interprétative ou supplétive s’impose à un sujet de droit qu’à défaut de manifestation de volonté contraire de sa part).

En son premier article, alinéa 1, la Constitution de notre cher pays définit ce que nous sommes censés accepter, une République régie par la loi, la laïcité et la démocratie sociale : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée ».

Très clairement, les politiques aux ordres des institutions confessionnelles qui s’emparent du droit en laissant prospérer les religieux dans la société nient l’alinéa 2 du même article de la Constitution : « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».

En effet, accepter les voiles divers et signes confessionnels ostentatoires (hidjab, niqab, cakab et autres) par souci de distinction des femmes, accepter leur soumission à l’époux, aux frères, aux pères, au sein des familles et au sein des lieux de culte en leur refusant un droit à l’indifférenciation dans la sphère publique à cause du laxisme de notre République, met très gravement en danger la vie collective du pays lui-même.

Pensez-vous que les adeptes de la religion musulmane, dans son écrasante majorité en France, veuillent favoriser « l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », c’est-à-dire promouvoir l’égalité politique ?

Qui plus est, pensez-vous sincèrement que l’islam entende souscrire un droit positif encourageant, favorisant et respectant en tous lieux, en tout temps l'égal accès des femmes et des hommes « aux responsabilités professionnelles et sociales » dans les entreprises, les associations, la vie civile plus généralement ?

Vous connaissez la réponse première : l’islam, en toutes ses tendances, molles, moyennes ou dures, suscite une relégation systématique des filles et femmes.

Pour qui connaît, encore plus, un peu le syndicalisme des salariés, pour qui a observé une section syndicale de n’importe laquelle des confédérations prise en main par des confessionnels constate que les réunions distinguent hommes et femmes, que les institutions représentatives du personnel réservent des mandats aux seuls hommes, ou relèguent les adhérentes à un rôle de supplétives de ces messieurs les barbus avoués ou rentrés.

Constitutionnellement, qu’est-ce que la laïcité au regard de l’article 1 précité ?

La laïcité est un principe d’organisation et de fonctionnement des services de l’Etat et de toutes les personnes de droit public qui acquiesce au nom de la démocratie libérale au fait que l’Etat est non confessionnel, par opposition à l’Etat musulman ou encore, par exemple, aux cités anciennes.

Par conséquent, l’Etat ne doit privilégier ou défavoriser aucun culte sur l’autre, ni dans la propagation de ses croyances, ni dans ses règles de vie en société, tout spécialement dans le cadre de l’enseignement scolaire et secondaire, sauf dans les départements d’Alsace-Lorraine (une mine servant ses adversaires poilus de nos jours).

La loi républicaine est censément contraire à la charia qui marie prescriptions spirituelles et politiques. La charia n'est pas la réalisation des modalités existentielles voulue par dieu ou tel prophète, mais une oeuvre fondée sur la conquête, la prospérité de l'islam et son hégémonie. Elle nourrit la soumission des corps, de tous les corps : les corps des femmes sont réifiés aux besoins de la lutte, les corps politiques et sociaux où les conquérants établissent leurs bases en Europe continentale.

Quelle place l’Etat français tient-il si, dans des écoles sous contrat avec lui, filles et garçons sont séparés dans les salles d’enseignement, au sport, etc. ?

Quelle place l’Etat tient-il si, dans des entreprises, des associations, des clubs de sport, etc., des règles de vie en société laïques sont contournées sciemment, biaisées par idéologie concrétisée ?

Le Serpent rouge






vendredi 29 juillet 2016

Plus dure sera la chute, ou la politique comme terre nourricière de la lutte, par LSR


La situation est désespérée… mais bien moins que demain.

La médiocrité de la plupart de « nos » plus « hauts » représentants est déconcertante à plus d’un titre. Leurs actes sont régis par la peur. Leur autonomie est circonscrite au ficelage de la technicité juridique européenne. La seule clef où ils gardent à peu près la main, c’est-à-dire la communication, paraît au grand jour aux populations pour ce qu’elle est : un leurre. Enfin, leurs tribulations partisanes faites de polémiques stériles en temps de guerre nous rappellent les heures de décadence les plus noires de notre pays.

Une fois que nous avons noté tout cela, notre propre responsabilité publique et collective, en tant que peuple, nous renvoie aux marécages de nos pulsions de retrait. Nous avons cédé au repli, nous avons prêché –au choix- l’insubordination, la sécession, mais aussi à la seule critique non-participative. En effet, que dire, que faire dans des temps politiques mêlant circonvolutions et irrésolutions marqués par le trop-plein d’informations mal digérées, par l’accumulation mondiale de perte de sens, par l’accélération des politiques construites et faites sans les peuples depuis la fin des années 1980 ?

Bien entendu, des sursauts aussi vieux que le monde vont surgir. L’atomisation des communautés à l’extrême, le repli au sein d’une spiritualité sans conscience et les passages à l’acte impulsif risquent fort de caractériser les mois à venir en France. Un signe lancé hier par un canal hystérique du FLNC (les autonomistes corses armés) nous a délivré un indice d’huile sur le feu, comme si l’on avait besoin de cela en ce moment. Avec leur ton martial habituel, armes dans les bras et cagoules sur la tête, eux qui avaient promis de déposer les armes en mars dernier après l’élection de leurs champions propres sur eux à la région, ils ont promis des représailles sanglantes si jamais un attentat survenait sur l’île. Est-ce tenter le diable ?

Justement, ce serait alimenter un front supplémentaire pour un cerveau aussi malade qu’organisé par la stratégie du chaos. Le communiqué du FLNC canal 22 octobre décompte huit salafistes radicaux sur l’île, cible des possibilités qu’ils peuvent initier, sans oublier de maudire « La France militariste » qui serait à leurs yeux responsable de bien des maux pour les Corses et les peuples. Le plus désespérant, dans leur communiqué, c'est qu'ils aient le courage, eux !, de réclamer que les signes politico-religieux ostentatoires ne soient plus de mise. Ainsi, eux, derrière leur table où sont posés des PM, Uzi et autres gros calibres, réclament ni plus ni moins que l'application de la loi... républicaine. Un comble ! Les autonomistes et autres indépendantistes Corses nous délivrent le message qu'ils se substituent à l'Etat défaillant (déraillant) contre le terrorisme islamiste. En réalité peu nombreux, les terroristes corses sont cependant suffisamment entraînés et armés pour déstabiliser un peu plus une France déjà bien avancée dans sa maladie irénique. Là réside un danger. Une montée des violences terreur contre terreur peut enflammer notre pays.

Ce signe évident de délitement généralisé, par cette prise de position d’hier d’un groupe factieux, montre sur ce sujet -là encore-, qu’à force de renoncements successifs, l’Etat a autorisé toutes les dérives qui se préparent. Pour avoir renoncé à un discours offensif face à tous les communautarismes, pour avoir renoncé à porter haut les règles de restriction à la sphère privée des signes politiques du religieux, pour avoir laissé de côté force légitimité républicaine à sa loi, les représentants de l’Etat (parmi eux, les élus pour principaux responsables) ont attisé des braises qui ne demandent qu’un souffle pour brûler des hectares de démocratie libérale.

Accablés, voire apeurés dans la douleur de leurs cabinets, ils font donc semblant d’assumer les responsabilités qui leur incombent en étant –au choix- martiaux, fermes, gesticulateurs, habiles orateurs, fins limiers de la bonne nouvelle loi, mais ils n’en finissent pas de choir. Diverses enquêtes démontrent les défiances qui viennent de toutes parts sur tous les grands champs régaliens sur lesquels nous « attendons » des résultats : risques sociaux, risques civils, risques civiques. D’évidence, il semble que le grand incendie n’aura pas les pompiers en nombre suffisant pour l’éteindre à temps.

LSR






mercredi 27 juillet 2016

L'idée du combat, par LSR


L’Etat régalien ne peut presque rien en phase de guerres privées.

Quand le soleil est barré de noir, il faut s’interroger sur les Lumières. Qu’attendre ?

Nul ne peut s’empêcher de songer un instant chaque jour à nos morts causés par la guerre sans nom qui a pris le pas sur toutes les morts inutiles. La force du symbole atteint la cible des vivants et les réchappés. Créer puis maintenir un état de peur est exactement ce que recherchent les donneurs d’ordre depuis leurs terriers, puisqu’ils mènent une guerre impérialiste qui a tous les caractères de la guerre privée.

Au risque de paraître redondant, ce ne sont pas les bonnes paroles qui calmeront les amertumes et les décisions malheureuses ultérieures. Certes, la guerre privée est aussi secrète, mais d’un secret transpirant pour l’Etat qui n’a pas anticipé son caractère outrancièrement privatiste-prévaricateur. Des hommes du renseignement français épient, ciblent des opérations « homos » et éliminent ceux qui peuvent l’être. Certainement pas tous. L’idée de justice républicaine donne la possibilité d’enfermer et/ou contrôler ceux qui relèvent des articles 421-1 et suivants du code pénal, à savoir les terroristes ici, sur le territoire national. Mais peut-on éliminer « préventivement » un gars qui se prépare à passer à l’acte ici ?

Voltaire, dans son célèbre Dictionnaire philosophique (1764), à tolérance, rédigeait : « Il est défendu de tuer ; tout meurtrier est puni, à moins qu'il n'ait tué en grande compagnie, et au son des trompettes ».

Voici là une bien étrange citation. La commenter sert-elle une réflexion nouvelle ? Congédier une sentence pour une autre ne remplacera pas la problématique de la légitimité. La « grande compagnie » dont Voltaire fait montre discrètement relève aujourd’hui de ce que l’on appelle la « guerre juste », la guerre légitimée par les Etats. Elle n’enseigne cependant rien face à la guerre privée. Aussi, le rythme de la tolérance envers la suprématie d’un culte a donné au fur et à mesure d’autres éclairages aux lumières, d’autres perspectives. La tolérance a perdu le pas face à l’obligation d’amour envers tous et tout, sauf bien entendu les règles de la religion des droits de l’homme.

Au départ, les droits de l’homme accompagnaient les libertés publiques de l’Etat démocratique libéral qui cherchaient à contrebalancer la coercition du fort sur les faibles, la domination des rouages de l’Etat sur ses sujets. Maintenant que la religion des droits de l’homme s’est constitutionnalisée en premier lieu, fondamentalisée en droit en second lieu, l’amour obligatoire de l’autre au mépris de soi-même finit par générer l’une des pires faiblesses qui existe au sein des Etats qui se sont dépouillés de leur souveraineté par le droit supranational paneuropéen. Risque mortel, les Etats sont devenus des églises séculières pour la religion humanitaire et les juges des prêtres en inquisition pour tout ce qui s’éloigne du dogme en douze point de la non-discrimination. Les Lumières sont mortes-nées au XVIIIe siècle. Peut en survivre son « esprit », mais pas ses actes en concrétude. Désormais, vous ne pouvez plus dire et penser ce que vous estimez nécessaire. Pire, le poids social vous oblige à ne plus lire ce qui est placé sous le boisseau des diktats du code pénal. D’ailleurs, la sphère privée, inviolable, son chez-soi, est chaque jour plus encore foulé aux pieds régaliens, à défaut pour l’Etat de briser les véritables adversaires de la démocratie libérale. Pour cause, ce sont les « serviteurs » de l’Etat lui-même, depuis les années 1980, qui ont mis à bas la démocratie libérale.

Reste qu’il va de soi dorénavant que la guerre secrète doit le rester, au risque de contredire les évangiles sécularisées des prêtres de la religion d’Etat que sont les droits de l’homme. Il a toujours existé au sein de la République des groupes de choc (barbouzes), des groupes d’enquêtes réservées (services de police entièrement dévolus à des officines paraétatiques), des services « action » et des polices politiques non-officielles.

Jusqu’à présent, ces groupes et polices s’empressaient de défendre une conception de l’Etat ou une conception de la défense d’intérêts clairement identifiés. La dilution de l’Etat étant ce qu’elle est devenue avec l’adoption d’une Europe plus politique qu’on voudrait nous la faire croire économique, la prise en main de la religion humanitaire régulée au service des oligarchies domine et elle est incapable de régler les problèmes qu’engendre les guerres privées. Quand le soleil est barré de noir, il faut s’interroger sur les Lumières. Qu’attendre ? Rien. Après la torpeur, le salut au drapeau de la République et le combat.

LSR






le Saint Père le dit, par François

François, pape de son état civil le révèle :
« Nous n'avons pas peur de dire cette vérité : le monde est en guerre ».




Poser les questions les plus douloureuses, c'est déjà répondre, par LSR


En finir avec l’angélisme en temps de guerre.

Les plaintes ne cesseront d’écouler les pleurs d’un choc méconnu jusqu’alors. Depuis les guerres d’Etat entre intérêts religieux rivaux, jamais un prêtre catholique n’avait été exécuté en officiant devant ses fidèles. L’effroi est aussi haut que le symbole frappe l'imaginaire d'une nation sous l'hydre. Une église apaise, rafraîchit l’été et donne des couleurs au repos selon son calme et sa géographie de pierres et vitraux.

Une guerre acharnée est menée contre une certaine idée de la liberté. Les « barbares dans la cité » ont vécu ici et ont suivi l’enseignement de l’éducation ex-nationale. La religion est la façade de la bêtise crasse, de la césure avec une forme particulière de la modernité qui n’est plus perçue comme libératrice. La haine est au cœur du prophétisme sécularisé de l’islam, n’en déplaise aux belles âmes qui nous évoquent sans cesse l’amour à l’œuvre dans tous les dogmes. De quelle haine s’agit-il ?

Le ressentiment s’assied en premier lieu sur des illusions. Les mahométans anciens cultivaient le racisme (contre les Noirs), l’esclavage (des mêmes), le pillage et la conquête systématiques. Fermer les yeux sur ce passé ne devrait pas faire oublier les possibilités identiques des faits contemporains. Dès que les plus durs, dès que les acharnés des violents créent un groupe, ce sont en réalité un réseau d’allégeances et de dominations qui en ressortent (on croyait les Talibans ou Al-Qaida le summum de la violence, le pire était à venir). Les chrétiens minoritaires sont traités comme du bétail, les musulmans des autres tendances exécutés, les femmes niées dans leur chair. Mais encore, quand ils dominent un Etat, une principauté, un émirat, les droits les plus élémentaires sont bafoués à la barbe si je puis dire des Occidentaux qui savent fermer les yeux dès lors que le commerce international tire ses intérêts bien compris. Israël connait bien cette menace permanente dans son périmètre.

La haine contre les supposés infidèles n’explique pas tout. A l’œuvre principale se trouve bien entendu la volonté de puissance conduite par la terreur, la domination, la lutte de conquête, non pas spirituelle mais temporelle et économique. C’est ici d’une nouvelle forme d’impérialisme dont il faut parler. Un impérialisme froid qui tend à vouloir prendre appui sur la misère morale de tant et tant de nos jeunes compatriotes comme d’une cinquième colonne armée des possibilités de sacrilège permanent sur le sens de la vie de l’autre. Ne disposant pas des moyens militaires et industriels pour conquérir (légalement) les marchés et les territoires, il a été pensé la stratégie du chaos en suscitant l’extériorisation de la lutte de tous contre tous, en l’excitant par l’activisme terroriste. En fait, il s’agit d’exploiter les failles criantes de nos propres déserts démocratiques, de nos propres contradictions.

Pour le moment, la terreur fonctionne à plein. Chaque malade, chaque dérangé trouve une fonctionnalité justificatrice à tous ses malheurs intimes paranoïaques et destructeurs. De cela, nous n’avons pas le contrôle. Pis, l’Etat est incapable de sauvegarder un semblant de paix civile partant de ce constat froid. A moins de durcir les règles ou d’enfreindre celles qui nous régissent en restreignant les libertés publiques, ce qui favoriserait l’excroissance des actes attentatoires à l’ordre public, une guerre sans nom a commencé.

Dans cette guerre, il n’est pas question d’oublier les petites faiblesses de l’Etat qui n’a jamais empêché la prolifération du prosélytisme politico-religieux au nom du respect de la liberté des cultes et pratiques des uns dans la cité. Quand des fidèles arborent un signe religieux discret, d’autres portent l’étendard de leur instinct de domination par le hidjab et le niqab. Mais aujourd’hui, ce ne sont plus là des préoccupations essentielles dont on se moque comme d’une barbe ou d’un prêche en pleine rue, puisque l’art de la dissimulation est devenu l’arme qui précède le passage à l’acte. Qu'on ne vienne surtout plus polluer la réflexion précédant l'action par l'amour, cette bougie de la paralysie de la religion humanitaire.

Mener une guerre revient à déporter le regard de la question principale. La morale est plurielle : il faut saisir les manœuvres et tactiques de l’adversaire. Le symbole est varié et la terreur multiplie les cibles ; il faut savoir repérer d’où se situe vraiment la berge d’où l’incendiaire prend son élan. Changer de regard n’est pas chose aisée. Sans fard, il faut aborder des questions parmi les plus dérangeantes, notamment trois que nous retenons : comment lutter (idéologie, propagande), comment tuer (dans l’œuf ou par raison d’Etat), comment marier l’ordre institué avec le désordre instituant (légalité vs légitimité) ? Ne pas répondre serait tout aussi mortifère que les piètres pansements qui accommodent fort provisoirement par de la communication institutionnelle les plaintes.

LSR






lundi 25 juillet 2016

La mort nous étreint, par LSR


Une communion païenne.

Dans les campagnes de France, le calme pénètre les soirées gourmandes de tous nos scintillements des étoiles mirées.

Un vent léger vient narguer nos narines du parfum de quelques étables. Sauf à se situer dans ces girons où l’on cultive le colza qui dégage une forte odeur de moisi -­surtout s’il a pris les intenses pluies de juin.

Dans les villes de France, la brouille entre fêtards du foot a pris congé.

Il était temps !

Les médias font tout en ce moment pour lancer la machinerie spectaculaire-marchande des Jeux olympiques.

Jusqu’ici tout va bien…

Tant que la jeunesse y croit et les anciens s’y conforment, tout baigne.

La religion humanitaire, autrement dit la religion des droits de l’homme et de la fête, encourage l’hédonisme criard comme naguère, au Moyen-Age, le clergé autorisait les fêtes des diacres-saouls, sortes de beuveries et débauches sexuelles consenties chaque année par la cure.

Les plaies de Sabra aromatisent de chairs brûlées l’encens des murailles aux plaintes.

Pour exercer à plein sa douce terreur, la religion humanitaire cultive le sport et la culture subventionnée d’Etat.

Le sport est l’industrie la plus lucrative. D’abord, elle est lucrative pour les mass-médias, pour les organisations sportives, les sponsors et les publicitaires de tout poil. Ensuite, là se situe le cœur du dogme de la religion humanitaire, elle est lucrative en termes de communication et intermédiation de tous ses principes : la concurrence prétendument joyeuse, la performance acceptable pour tous, la fraternité universelle obligatoire, la délivrance de ces messages simples, désuets et si perspicaces pour le maintien du statu quo qui consiste à répéter en boucle que l’effort paie, que les sacrifices sont toujours récompensés, que leur gratuité en cas de défaite est encore un acte pur et chevaleresque.

Malaxe les omoplates. La bombance des pieds des stales aux morts saute à tes yeux.

La communion des saints a toujours été une supercherie. Ceux qui y croient sont morts. Même s’ils le croient encore… histoire de sang.

La nuit est un train à travers la plaine. La campagne est un écho ; la ville reste un incendie.

Tant que les humbles, les humains croient en la subsistance de l’écho de leur corps. Rien ne transpire de leur cœur.

Jusqu’à la mission du déni de ta vie... sur ta mer d'algues, tu es déjà mort.

LSR






Trouble-fête, par LSR


De la cendre dans la bouche.

Nous le savons tous, l’ennuie ou l’étrangeté d’une situation vécue nous assèche la bouche au sortir d’une nuit. Lorsque le mensonge n’est pas dissimulé par des acteurs extérieurs à nous-mêmes que nous avions par trop intégrés à notre intimité, nous obtenons cette once de palais incendiaire dans notre bouche.

Bouche, porte de l’âme disent les belles consciences. Bouche, orifice malaisé quand il déglutit mal de mauvaises quantités de nourriture. C'est aussi le goût de dépit.

Les semaines qui s’enfilent nous donnent la migraine. Actes barbares après répétition du même, nous prenons conscience que tout à chacun fait semblant de croire que nous vivons en paix. Les polémiques d’après les morts de Nice accroissent le malaise généralisé. Les festivals et le Tour de France ont continué. Il faut faire semblant. Faire semblant de vivre, faire semblant d’être en congés payés, faire semblant de se baigner au soleil de l’insouciance. C’est que la location a été payée, que les tourneurs ont monté des estrades. L’économie ne peut se passer de fêtes obligatoires et de spectacles.

Par les bons soins de nos gouvernants, nous disposons d’un spectacle permanent. Il mutera en spectacle abrutissant dès la rentrée, huit mois avant la fête d’un nouveau président de la République. Qui peut croire en un renouveau ? Qui peut espérer autre chose que la continuité dans la mêmeté ?

En réalité, nous assistons bras en croix à l’affrontement total qui sépare les humbles et les pieux. Les humbles ne savent plus que faire ; le monde social ne leur appartient plus. Les pieux nous font réviser des catéchismes bigarrés et tronqués… « Islam, religion de l’amour », tu parles ! L’amour ressort une fois de plus de la truquerie la plus exemplaire qui soit dans l’abaissement de nos Etats démocratiques. Au prétexte d’amour universel, toutes les religions ont pris le chapeau pour culotte. Chrétiens, musulmans, religieux des droits de l’homme, bouddhistes et j’en passe ont choisi de renier leurs prises d’acte initiales pour s’estampiller propagateurs d’amour. Ne plus regarder la réalité est un sport universel.

Jamais l’insouciance nouée à la désinvolture n’a autant pris ses quartiers d’été à la question cruciale. Pour autant, chacun fait semblant. Le goût de la cendre n’en a pas fini de persister au réveil de chaque hémisphère, après les fêtes et spectacles obligatoires. Ne reste, une fois de plus, que la consolation des mots et des sons.

LSR






samedi 23 juillet 2016

Le ridicule nuisible à la Française à l'Assemblée nationale, par Patrice


Chez les médiocres.

Les derniers malheureux événements nous l'ont une fois de plus confirmé, nous sommes dirigés par des médiocres.

Les corps étaient encore chauds dans leurs linceuls, qu'"ils" se faisaient remarquer à qui mieux-mieux par leur inconséquence, leur dépravation verbale digne d'ivrognes. La sidération nationale ? Ils n'en ont que faire ! Seule compte leur petite personne et les petites crèmeries (rances) qu'ils managent comme des Thénardier. Leurs condoléances éplorées ne font plus illusion. Nous savons tous, car ils nous l'ont appris au fil des événements, ce qu'ils sont et jusqu'où ils peuvent condescendre dans le paraître et l'hypocrisie. Ce sont les Français, à leur corps défendant, qui leur ont donné l'occasion de se révéler tels qu'ils sont : des opportunistes médiocres, de piètres acteurs de la sphère politique qui n'en demande pourtant pas tant.

En fait, l'Assemblée nationale n'a plus rien de l'arène qu'animaient, et avec quelle brillance, des gens comme Victor Hugo. C'est tout au plus un théâtre de gestes, d'apparat et de faire-valoir où fourmillent les pitoyables. Qu'il est loin le temps des envolées quasi célestes ! Place au spectacle de peu. Pour ce qui est de la tenue, nos soi-disant "élites", à qui d'ailleurs on ne demande pas d'en être, sont loin d'avoir la valeur qu'on leur accorde. Que viendraient effectivement faire là les sommités de l'intelligence et de la science ?

Pour ce qui est de l'humour, certes noir, de Guaino à propos de gendarmes équipés de lance-roquettes, on doit remarquer que même ça, ils ne le comprennent pas. Pas plus que les journalistes d'ailleurs. Guaino, qui a oublié et ce n'est pas plus mal, d'être aussi idiot que Wauquiez. On imagine effectivement qu'avec l'aggravation sans cesse renouvelée de l'état d'urgence et de démonstration de force et de matériel militaire, on puisse bientôt croiser des gens d'armes équipés de lance-roquettes anti-char... Fidèle en cela à la théorie qui a cours aux USA chez les tenants de l'armement civil et qui privilégie une arme pour tous pour mieux répondre aux agressions et se défendre (!). La lourdeur du clin d'œil a totalement échappé à tout le monde, trop pressé de faire des gorges chaudes et de se faire remarquer. Tout est décidément bon pour briller au firmament des télévisions et des gazettes de quatre sous à défaut d'être efficace. Quelle époque épique ! (*)

Ils n'y a guère que sur ces quelques jours de chaleur qu'ils ne s'expriment pas. Bien sûr, nous ne sommes pas en état de catastrophe naturelle, alors... C'est dommage, quelques degrés de plus et vous les auriez vu rebondir sur le sujet et abandonné avec perte et fracas les victimes de Nice. C'est que ces gens-là, Monsieur, vivent au rythme du Parisien ! Mais que diable, place aux représentants de l'Etat et de la Nation... courbette Monseigneur !

Patrice C.

(*) Cf. émission de France Info (à ses débuts) faite par Yolaine de La Bigne.




mercredi 13 juillet 2016

Hé oh, la gauche de la coupe de cheveux de "Moi, Président", par LSR


Hé oh, la gauche de la coiffure.

Je te remercie, nous te remercions Canard Enchaîné du jour.

Même l’Elysée le confirme, le coiffeur personnel de F. Hollande, ci-devant Président de peu, est payé presque 10.000 euros par mois depuis mai 2012 pour officier sur la capillarité de l’hôte du Palais. Quelle réussite !

Corvéable jour et nuit, si besoin, le coupe-tifs Olivier B. du XVIIe accomplit des miracles invisibles sur la touffe de François. Le pauvre mec, un peu enduit de gel par la presse en folie, l’Olivier sait justifier ses émoluments, tout comme son avocate et les agents de com’ de Hollande, en arguant qu’il ne peut plus assister aux anniversaires de ses enfants, à « leurs bras cassés ». Sacré idiot, sacrée justification neu-neu.

Il est tellement facile de prendre ses aises avec l'argent public dans ces temps bénis de gauche où l'on fustige du haut de son marais les "profiteurs des aides sociales", par exemple.

Après Aquilino Morel, conseiller de la pompe vernis et glacée sur les fonds de la République, les débauches d’euros pour protéger la pouffe en titre de Monsieur le Président, comme la déracinée précédente, le pouvoir de « Moi, Président, je rendrai compte des finances publiques… », est une gabegie généralisée, une atteinte aux bonnes mœurs et aux sens du bien commun et de l’intérêt général.

Nous n’en finirons pas de parler de la loi travail de la potiche.

LSR






samedi 9 juillet 2016

Tour de France - Etape 7, un vendredi de spectacle ridicule, par Raoul Bidard le mécano du VTC


Détours en Tour - Etape # 7.
L’Isle-Jourdain – Lac de Payolle (162,5 km).

La flamme rouge s’effondre sur les coureurs. Hilarant ! Vendredi 8 juillet marque l’annonce des résultats pour tous les élèves de classe de Première dans leurs épreuves anticipées du baccalauréat, mais aussi cet incident de course aussi ridicule pour ses effets sportifs qu’au plan du spectacle.

Ainsi, l'arche gonflable signalant les derniers mille mètres à accomplir s’est écroulée.

Surprise, bazar généralisé sur le Tour qui va plaire à notre bon camarade Le Serpent rouge. Des coureurs blessés, des coureurs retardés, fort heureusement la casse est réduite. Car s’il y avait eu un peloton lancé à 70 km/h, le drame eut été épique, gonflé !

Les organisateurs de la course, tout chafouin, ont décidé que les temps enregistrés à 3 kilomètres de la ligne d'arrivée seront comptabilisés pour les classements.

A part cela, sportivement (gloire à Gérard Holtz, c’est l’essentiel avec les « belles histoires du jour »), le Britannique Stephen Cummings a emporté l’étape au Lac de Payolle. Le Belge Greg Van Avermaet conserve son tricot jaune. Rien d’ébouriffant. Le spectacle, le show commercial, continue sur le bon opium de juillet en bord des routes.

Raoul Bidard saturé d'andomorphine,
attendant son jour de repos.






Tour de France - Etape 6, la chaleur étouffe, Cavandish confirme, par Raoul Bidard assoiffé


Détours en Tour - Etape # 6.
Arpajon-sur-Cèze – Montauban (190,5 km).

Jeudi 7 juillet, retour aux damnés du punch et d’un déroulé tout en force au sprint. Quatrième fois en une semaine de course, deux échappés se sont distingués en tête de parcours sans jamais être décisifs au temps sur le peloton. A peine 5 minutes et trente secondes sur les équipiers des sprinteurs, Yukiya Arashiro et Jan Barta ont fait le spectacle en vain.

16h42. Les coureurs se trouvent à 40 km de l’arrivée. Tous les mecs de Bryan Coquard bossent pour « leur leader des arrivées en costaud », comme on dit dans le jargon mi-populo, mi-gogo. On voudrait nous faire croire que c’est la classe ouvrière qui sévit encore dans le peloton professionnel.

Au km 22, Arashiro et Barta, c’est la fin… Etrange, le retour du peloton s’effectue fort trop précocement pour espérer assurer un tempo propre à placer les sprinteurs dans les meilleures conditions. Pierre Roland se trouve aux avant-postes. La chaleur est intense casqué au-dessus du bitume, mais Pierre amasse du moulinet pour les cols à venir.

17h16. Les coursiers sont à 17 km de l’arrivée. Voeckler, tout en force,  tire le peloton pour son leader. Qu’importe les efforts et le soleil sur le crâne et les genoux, la direction de course a délivré une mesure spéciale autorisant jusqu’au km 15 tout « ravito fraîcheur ».

17h22. Il reste moins de douze kilomètres. Marcel Kittel a été flashé à 55,6 km/h.

La fin approche.

La presse, jamais avare de berlues et plans sur les comètes, promettent une sorte de revanche France-Allemagne sur la route, avec par exemple un match Kittel/Coquard.

17h35. Coquard est absent de « l’emballage final », enfermé, il perd très vite la roue de « son frotteur », de son « poisson-pilote ». A contretemps, Mark Cavendish devance Kittel et, tout juste après ses succès à Utah Beach et à Angers, il s'impose pour la troisième fois sur l’édition 2016, ce qui ne lui était plus arrivé depuis l'édition 2012, déshabillant à l’occasion Peter Sagan du maillot vert. C’est donc sa 29ème victoire d’étape parmi les collectionneurs de fanions, nounours, bouquets et les billets qui vont avec. Pour un vieux de 31 ans, pas mal !

Bousculé par les événements,
Raoul Bidard en force sur un 7 dents.






jeudi 7 juillet 2016

Quelques mots sur l'art, par Patrice


Pendant que je me la coule douce à la plage, que Raoul Bidard s’emploie de son côté à nous conter son aventure cycliste de l’année, que Lady Long Solo s’ennuie l'intellect dans les bras de quelque amant, Patrice nous donne des nouvelles d’un repas partagé avec un collègue journaliste responsable. Je vous le confie prestement en partage… juste avant d’aller me faire enduire d’huile coco par quelques délicates mains de naïades.
LSR


*


J'ai déjeuné avec un grand militant devant l'Eternel !

Nous avons eu une âpre discussion sur l'art. Rien de moins !

A savoir : l'art doit-il être politique pour être populaire ? Sinon il n'est que populiste, élitiste... vaste sujet.

Partant du principe que pour être populaire, l'art doit être représentatif du peuple, l'art stalinien vantant les mérites du peuple est le seul qui a droit de cité. Je n'ai pas manqué de lui faire remarquer qu'actuellement il n'y a plus guère que la Corée du Nord pour avoir ce raisonnement et que les représentations allégoriques du peuple conquérant le monde ont été édifiées avec un canon de fusil dans les reins ou sur la tempe...

Tout art passif et contemplatif est donc réduit à sa surface bourgeoise contemplative de ceux qui peuvent se permettre d'avoir des loisirs. C'est oublier un peu vite que pour s'exprimer artistiquement, nombre d'artistes ont sacrifié leur vie d'homme au profit de leurs exploiteurs, ce qui leur permettait de se venger de leurs exploiteurs et d'avoir une vie au deuxième degré.

Il faut évidemment faire le tri entre les "artistes" officiels et les autres... Se souvenir pour cela des artistes chinois ou russes du temps de la dictature du prolétariat...

Comme tu vois, j'ai des loisirs !

Patrice