L'Atelier du Serpent Vert

lundi 21 novembre 2016

Une bonne odeur de cierge et de Missel dans les urnes, par Patrice


La France catho.

Nous le savions, que nous avions la droite la plus bête du monde(*) mais de là à se battre pour savoir quelle tendance serait souveraine en la matière, ça on n'y avait pas pensé !

Le pitoyable spectacle politique sera donc sans fin aux quatre points cardinaux de notre échiquier national. Voir Fillon, Juppé, Sarkozy et tutti quanti se déchirer à pleines dents pour imposer leurs valeurs si peu différentes, c'est d'une tristesse avérée. Tout ça pour savoir lequel répondra le mieux aux attentes des Français de droite. Il en ressortira un bilan globalement grotesque.

Finalement, ce sont les cathos qui l'emportent ! La France catho... La vieille France réac, poussiéreuse, qui sent la chaisière qui se néglige, la sacristie, l'encens et le prépuce mal lavé, voilà le profil que nous offrons !

On ne l'attendait pas à ce niveau, mais c'est l'antienne de la manif pour tous, des pédophiles lyonnais et de la bourgeoisie de province qui prend le pas sur un vent de modernité mondialiste nécessaire. Le notable balzacien se fait damer le pion par le petit fonctionnaire conservateur, trouillard et pétainiste. On nous propose un "revival" sécuritaire dans des valeurs de troisième république : travail, famille, patrie.

Cette querelle intestine nous aura au moins permis de nous débarrasser du nain mécanique, hystérique, de ses mémés pouponnées et de ses pouffiasses du sud peroxydées. Place désormais aux valeurs "sûres" de nos traditions bourgeoises. A l'heure des adaptations socio-politiques nécessaires face à l'accélération du rythme du monde, notre conservatisme protecteur fait figure de folklore pour touristes.

Les Français de droite ont donc confirmé un retour en arrière sur des bases qu'ils maîtrisent et qu'ils connaissent qui refusent tout aventurisme. Lorsque la peur de ne plus posséder prend le dessus sur une ouverture sociétale devenue incontournable, c'est l'odeur rance de la réaction qui l'emporte.

Le ridicule ne tuant pas, ils se battront jusqu'au bout pour savoir qui l'emportera et sera représentatif du pays. Sans moi.

Patrice C.





(*) Depuis, il y a eu Trump.




dimanche 13 novembre 2016

Valls, le cousin de Clinton et les formes de comparaison des nantis, par Patrice


Quand le populisme devient honteux.

On nous en a tant dit sur le populisme... Il s'avère que désormais ce soit la seule, la vraie voix populaire. Celle qui est débarrassée de tout semblant, de toute précaution oratoire. Le populisme serait - enfin - devenu le parler vrai de la démocratie, le langage vrai du peuple, celui dont il ne faut plus avoir honte désormais. Celui avec lequel il va falloir composer. Si le populisme devient la voix du peuple élu donc de la démocratie que sont les autres ?

Il bouscule les convenances, les codes et les manières policées de la société politisée. On ne le reconnaît que pour mieux le rejeter et le renvoyer chez les ennemis de la bien-pensance politique, celle qui est établie, qui garde les clés d'accès à la nomenklatura politique.

Dans l'"establishment" convenu et consensuel de la politique de façade, ripolinée et télévisée, il est l'affreux petit canard, celui qu'il faut avoir et qu'il faut inviter pour mieux faire la différence et le ridiculiser, le distinguer de l'entre soi. Celui qui justifie que rien n'est parfait et que chacun a sa croix à porter, mais finalement qui pèse peu. C'est un peu le cousin de province qu'on invite au dîner de cons.

Eh bien, le cousin honteux de province vient de jeter un pavé dans la mare, dans le marigot des convenances et de faire plier les chartes établies. Tout comme ces poulbots de 1789, il vient de prendre le pouvoir aux Etats-Unis d'Amérique, s'il te plaît !

La petite bourgeoisie "clintonienne" et "obamesque" peut aller se rhabiller. Place aux chouans, aux lourdeaux !

Les socialistes français, qui ne sont en fait que les cousins directs de la bourgeoisie américaine, se sont faits déposer par un courant de leur propre droite et on conçoit que ça les inquiète.

Clinton n'était guère que la cousine de Valls. Trump est un nouveau virus issu de leurs rangs. Un radical de la même souche, bien loin du Front national, car pour en être une extension encore faudrait-il qu'il en est l'histoire, chose qu'il n'a pas. Aux USA, on n'a pas d'Histoire. On l'achète lorsqu'on en a besoin, car tout est à vendre y compris le pouvoir. Le Pen - père ou fille - restera toujours une particularité française, voire européenne, cousine d'Autriche, de Pologne, de Hongrie.

Qu'ils soient démocrates ou républicains, les Américains du Nord ne sont guère que nos cousins de droite, du centre ou des socialistes hollandais. Seuls leurs populistes dérogent, et il faut voir comme.

Atypiques, osés jusqu'à la bouffonnerie, ils essaiment, font des petits. Ils fabriquent la nouvelle opposition au consensus mondialiste. Ils sont le nouveau courant décomplexé de la politique, de ceux qui refusent. Des anarchistes de droite qui bousculent, qui surprennent les établis en politique. Ils sont encore les pestiférés, les "bad boys" qu'il faut avoir pour mieux se différencier faute d'idées, mais pour combien de temps encore ?

A qui se compareront désormais les nantis de la politique confortablement installés sur leur fauteuil doré ?

Patrice C.






Les éditocrates sont à terre, par Patrice


La démocratie à terre.

Ca y est, on enterre la démocratie, la vraie, pas celle de carton-pâte que l'on avait jusqu'à maintenant. Place au populisme, à la démagogie au nouvel avenir politique.

Le nouveau courant a conquis ses "lettres de noblesse" aux USA. Plus de honte, plus de gêne aucune. Le citoyen va pouvoir être lui-même : dominateur, fier à bras. La société civile est enfin représentée... Tout est à vendre.

Fini les "vieilleries" de papa. Plus de programme politique, plus d'Histoire politique, plus de partis, plus de représentants. La démocratie directe est en marche. Plus de progressistes vs conservateurs. On effacera aujourd'hui ce que l'on avait dit hier, sans scrupule aucun. Plus de parole (ou si peu), plus de projets, place à l'improvisation, au coup par coup ! Plus de mondialisation, que du bonheur...

Les bourgeois n'ont pas fait place aux bobos, ils ont cédé devant la pression de la rue, du populaire lui-même dépassé sur sa gauche.

Plus fort que prévu et surtout pas conforme à ce qu'on attendait de lui, le populisme américain ne se présente pas dans les normes établies et protégées par les ploutocrates, éditocrates qui sont débordés dans leurs certitudes et leurs belles théories de salon.

Rien de ce qui arrive n'est conforme à ce qu'on aurait tant aimé voir arriver : un statu quo aseptisé. Cela aurait été rassurant de pouvoir le cadrer, de le définir sur des bases connues, qu'il soit des nôtres.

Pas de chance, ce modèle-là est déviant. Il n'a rien à voir, pas de parenté avec ce que l'on connaît, malgré ce que disent les tenants de la "science médiatique".

Trump a à peu près autant à voir avec Le Pen ou Mélenchon ou le NPA qu'avec Big brother, au grand désespoir de ceux qui sont en charge de nous expliquer (...). Débordés, dépassés qu'ils sont les beaux parleurs des écrans de télé. Squeezés ! Pris à revers. Il va leur falloir s'adapter à la nouvelle donne, et vite.

Qui inventera la nouvelle science politique alors qu'elle est déjà en route ?

Patrice C.






mardi 18 octobre 2016

Haro la dictature des règles en art, par Patrice


Non au diktat de l'esthétisme mercantile.

Je suis, en cela comme Robert Frank et en toute modestie, partisan de dire non à la dictature des règles qui régissent, catégorisent et trient depuis trop longtemps les œuvres d'art quelles qu'elles soient.

Je suis pour l'abrogation pure et simple du diktat de soi-disants penseurs, esthètes, pontes et papes de la création artistique qui ne sont en fait que les gardiens de règles dont ils sont les prébendiers vigilants et omniprésents.

Je suis contre toute forme et règle contraignante émanant de cénacles lobbyistes qui pour exister détruisent la spontanéité et le naturel de l'expression culturelle artistique pour mieux plier sous leur joug, contraindre et faire rentrer dans leurs rangs toute expression artistique réellement libre et détachée des contraintes créatrices.

Je suis fermement opposé à toute chapelle, culte et religion d'où qu'elle émane et qui ne vise d'abord qu'à faire vivre ses curés au prétexte qu'ils ont trouvé des raisons de les ériger en règles incontournables.

La photographie ne peut être que libre, spontanée, naturelle. Elle ne doit pas se laisser enfermer dans des considérations protectionnistes et réactionnaires d'arrière-gardes.

Patrice C.






lundi 3 octobre 2016

Paillettes et décoctions de la presse, par Patrice


On s'enfonce !

Les médias sont à l'apogée de leurs compétences.

Une starlette bricolée, rafistolée de partout, et qui n'a jamais rien fait de ses dix doigts se fait cambrioler à Paris et c'est un séisme d'amplitude mondial (paraît-il) dont Paris paiera les conséquences qui seront bien pire que les attentats (230 morts, quand même) si la donzelle venait à se plaindre. Avec son mari, ils font un couple "charmant", lui a tout du gorille. C'est à eux seuls un remake raté de King-Kong.

Le pape, jamais en retard d'une incartade et pour mieux faire oublier ses histoires de pédophilie dans son business ou pour complaire à l'Opus Dei, jette son opprobre sur l'éducation nationale française.

Serions-nous victimes d'une cabale tous azimuts ? A quand les voitures françaises pire que les autres (et même des allemandes).

A qui le tour ?

L'avantage pour les médias : ça fait leur affaire, ça ne coûte pas un sou et ça participe de l'intoxication générale à la mode Trump (pour le niveau).

Oyez, pauvres gens, le changement c'est maintenant et à vitesse forcée.

On a accumulé du retard avec notre adoration pour nos bons principes. Pendant ce temps-là, la terre continue de tourner (il n'y a que nous pour l'avoir oublié). Nous voici à la ramasse. Largués ! Nous ne sommes plus dans le coup. On a pris un coup de vieux.

Le nouveau monde est là, il ne faut pas rater le coche pour ce monde merveilleux...

Patrice C.






lundi 12 septembre 2016

A quoi sert Bayrou, l'autre François ?, par LSR (qui déniche un curé euro-béat en politique)


A quoi sert Bayrou ?

De passage devant un poste radiophonique, j’écoutais Bayrou. Il ânonne, on lui pardonne. Il invente le ciel bleu et nous conte combien les cheveux poussent, on pouffe !

A quoi sert Bayrou ? A rien, vous-dis-je.

Sauf qu’à force de constater sa capacité à être considéré comme un « sage » par les dolosifs éditocrates en mal de poncifs, et donc à être invité à s’exprimer péniblement dans des commentaires laborieux, poussifs et conformistes, il me semble qu’au final il n’est pas si inutile que cela. Pourquoi ?

Bayrou, c’est le goupillon dans les propositions politiques, les messes intimes avec les pouvoirs parallèles. Quand il œuvrait au ministère de l’Education nationale, de 1993 à 1997, plus de quatre ans tout de même (un temps que les moins de trente ans ont oublié), il cogérait son ministère en loucedé avec son syndicat d’enseignants favoris. Lequel était trop heureux en retour, surtout quand sa patronne se retrouvait coiffé d’une agrégation pour bons et loyaux services rendus à Bayrou.

Bayrou, c’est l’autre François. Il temporise, joue l’épouvantail contre Sarko II-le retour, mais surtout il sert ses maîtres euro-béats. On croirait que sa première fonction est de mariner dans le fédéralisme made in Germany. Son « combat » pour l’Europe politique (de combat, rassurons-nous, en tribunes et cocktails avec les chrétiens-démocrates allemands, pas de quoi fouetter un gusse en treillis).

Passé le moment ridicule où il bafouille une bombinette contre Sarko à la radio, on a vite fait d’oublier ses postures, positions, phrases… on se dit, à la niche, Bayrou ! A oublier.

Quoi que, pas tant que ça. Ce François-là le Français, il nous possède une capacité de nuisance européenne plutôt conséquente par sa foi et son goût du prêche quasi-inspiré des bons pères blancs d’antan.

Enfin, n’oublions jamais que le ministre Bayrou, sondoscope au cœur, a fait descendre dans la rue des milliers de personne lorsqu’il désirait plafonner à la hausse les subventions des collectivités territoriales afin de financer les formations confessionnelles, tel un énième coup de semonce contre la laïcité qu’heureusement, dans sa sagesse républicaine, le Conseil constitutionnel a censuré en son temps.

LSR






samedi 10 septembre 2016

La star'ac, c'est reparti et on est bien content, content dit LSR


La star’ac de droite, c’est parti !

Bons vents, camarades concitoyens !

Le concours d’éloquence et de petites phrases à droite a débuté officiellement hier. En attendant une bonne bagarre dans la boue à gauche, l’automne va être riche en événements guerriers, proses et autres déclarations spectaculaires. Du genre de celle de Fillon depuis New York. Ce repus de la République déclare que les Français doivent apprendre à accepter et vivre dans la précarité… et qu’il faut que la France en finisse avec les aides sociales.

Et toi mon pote, on va te sucrer tes indemnités, ta grasse retraite d’ancien Premier sinistre et autres émoluments généreux octroyés par nos impôts, taxes sur le sel, l’essence et autres !

Les rodomontades de droite démarrent sur la gomme. Au karcher, ils y vont à fond. Ce loulou de Fillon oublie un peu vite qu’il faudrait bouleverser, que dis-je, renverser la Constitution pour en finir avec les aides sociales, comme il dit.

Mais rassurez-vous, à gauche, ils sont eux aussi sur les starting-blocks de la déconnade en rase campagne.

L’hiver sera magnifique, donc. Ce sera feux d’artifice tous les soirs au JT à Poujadas.

LSR






jeudi 8 septembre 2016

649. De la MERDE en "rentrée littéraire", par LSR


646.

D’après le magazine professionnel Livres Hebdo, ce sont 646 romans français et étrangers programmés entre la mi-août et la mi-octobre.

Ainsi se fige une fois de plus l’état économique d’une « rentrée » littéraire qui ne sort en fait jamais de la profusion totalement inscrite dans une crise de surproduction, si je puis dire. Crise qui se paie évidemment un peu plus de concentration des groupes, rachats et élimination systématique (et impitoyable) des plus faibles parmi les éditeurs –ce que l’on ne vous dit jamais, Mesdames, Messieurs. Surtout, la rigueur pointe l’élimination des plus indépendants et libres ! Ce « on », ce sont les pointus de la critique littéraire, les porte-plumes des pouvoirs oligarchiques dilués.

-Pensez-vous, M’dame, ce sont des considérations de détails si peu élevées pour moi, ouich-ouich… de viles considérations macroéconomiques des souterrains industriels qui ne m’élèvent pas. Alors qu’un Nothomb, un Tuil, un Cusset, que dis-je, un must de Ellis … Mmmh, je m’en régale du billet ».

Ce propos, sûrement proféré en cocktail du soir, moi je l’ai entendu il y a deux, trois, quatre ans… oust !, vivre mieux, vivre bien hors de tous ces raouts aussi insignifiants qu'un rendez-vous entre trois miss et cinq candidats d'une téléréalité...

Car ce « on » onaniste, ce « on » de noceur puis-je affirmer, ce « on » de quelque diligent critique bien-né, bien-sapé nourrit un tantinet sa carrière de petits fours et doux mots millimétrés pour séduire son chaland, à l’instar des trois-quarts des critiques littéraires qui se singent entre eux en feignant de l'ignorer : ils posent tous sous leurs yeux babas les mêmes argumentaires conçus par les communicants-commerciaux des grosses boîtes de l’édition pour inspirer leurs proses insipides !

Passons. Cochons de lecteurs de Ganachaud, Céline, de Roux, Marion, Leroy et j'en passe parmi les meilleurs, nous ne sommes pas dupes au Serpent rouge. Des faits, en veux-tu, en voilà… entre les draps poisseux de ton insomnie qu’on appelle la funambulesque « vie sociale ».

{Lire :}

La crise industrielle de l’édition ressemble à peu de choses près à la crise que connut le secteur bancaire et financier à la fin des années 1990 : concentration des forts, éradication des faibles, taillades aux bras dans le gras, refonte techno-commerciale des métiers (commerciaux, en premier lieu), calcul spoliateur pour ponctionner la clientèle, mélange des métiers… Si, si, si... L’assureur fait dans le bancaire, le banquier fait dans la téléphonie, de l’assurance et de la télésurveillance. Le plombier vous vendrait sa miche pendant que votre boulanger vous manucurerait entre deux tourtes plus un réglage de carbu' de votre bagnole et j’en passe. Vous souriez. C’est pourtant là sous nos regards affutés tout le déroulé exact du travail létal aujourd’hui en général et dans l'édition en particulier.

Est-ce de la polyvalence ? Est-ce un accroissement du savoir-faire de l’humain moderne ?

Ne s’agirait-il pas plutôt d’un retour aux grandes concentrations oligarchiques ?

L’édition, en tant que marché et débouché d’une industrie, n’y échappe pas. Une preuve exemplaire ? Vous la désirez.

Généreux, je vous en offre une en passant, issue de ma fréquentation du bâtiment, éditeurs, scribouillards, auteurs, écrivains, éditeurs, lecteurs, apporteurs de manuscrits, nénettes prêtes à tout pour publier une nouvelle vaguement érotique, soubrettes du verbe et paltoquets du polar. Lire, encore, selon un bonheur silencieux.

Par la dilution dans tous les pores des activités sérielles de l’édition, l’oligarchie conduit tout éditeur -pour la plupart- à être formés dans les écoles de commerce. La place des écrivains et des lettrés les plus fins (quoi, quoi !?) est devenue vacante. Ou plutôt, disons qu’eux ont été virés par les bien-formés du chiffre et du CA. Il faut donc jeter aux boues rouges les concurrents. Tous ! Quel plus beau moyen que la surproduction, histoire qu’au moins un produit engrange retour sur investissement sur tout le reste.

De cet effet généralisé, les « petits » éditeurs (pas en taille) qui sont légions en France, et c’est heureux, n’ont guère de marges de résistance. Eux, hélas, ne « percent » que très peu, vu le matraquage que les mass-médias prodiguent sur toujours les mêmes canons de beauté de la pub et du commerce livresque.

Dire nonobstant que la critique littéraire serait liée au sens de la solidarité entre auteurs-maisons des mêmes groupes économiques serait exagéré… pas trop quand même !, c'est le cas.

Qu’à cela ne tienne, les grands éditeurs salopent davantage l’ouvrage, la notion idoine de la « belle » ouvrage que nos grands-mamans décédées dans les ateliers noirs des usines défendaient.

Voici que les éditeurs ont de concert découvert la niche de la politique dans et par le livre des candidats. Elle a toujours été employée, mais cette année, tous les records sont battus. Ils nous tuent de la verve d'un verbe mort.

Les éditeurs aux ordres de leurs saints-patrons nous assomment de la répétition du même avec les bouquins de Juppé, Sarkozy, Mélenchon, Fillon et toute la clique, sans parler de la dizaine au kilo sur François (ou plus, je ne sais pas. Cela ne m’intéresse pas… les livres sur Hollande, des entretiens, des morceaux choisis de son plan quinquennal pour le socialisme de marché... pffffff).

Dès lors, en boutiquiers et gestionnaires, les fonctionnaires de l’édition de « rentrée » (septembre, janvier) pensent littérature dans des plans comptables et redressement « des potentiels économiques, financiers et juridiques » pour et en faveur de nos chers édiles politiques, pour paraphraser en partie les dispositions liminaire du livre VI du Code de commerce.

Bien entendu parmi icelles et iceux qui aspirent à de « hautes fonctions » (hi, hi, hi, c’te bonne blague !) pour prendre la place du François des basses eaux, l'intoxication surproduite cartonne. Ces quêteurs d’urnes nous bombardent de leurs productions écrites par des nègres avec leurs programmatiques torpeurs, leurs vies avec de légers secrets pour allécher papilles et envies de stérilisation à tout jamais pour comprendre qu’écrire et raconter porte dorénavant une signification oubliée.

Un monde mort ; tel est notre vérité existentielle commune chez les libraires des supermarchés comme dans les centres de vos villes polluées. Tas de viandes avariées, nous sommes PRE-FA-BRIQUES (Trust).

LSR






mardi 6 septembre 2016

Ce que n'est pas "démocratie", par LSR


L’autonomie de la société n’est pas un « jeu démocratique » posé par les manants de l’insignifiance.

Jusqu’ici tout va bien. Les petites folies conquièrent les femmes et les hommes de pouvoir. La grandeur s’efface dans la pénombre des luttes concurrentielles entre eux et les refrains des médias pour une bonne tenue, une essentialité du « jeu démocratique ». De concert, ces gens-là gagnent leurs lettres de couardise dans la cécité.

La démocratie est un moment-clef d’une révolution institutionnelle de l’autonomie.

Dans l’histoire humaine, justement parce que l’hominisation croît si lentement, au Ve siècle, la création imaginaire sociale et politique conçoit la « démocratie athénienne » sous Clisthène. Il s’agit du premier moment de pure création où les hommes nourrissent dans des lois et processus politiques délibératifs la conjonction entre leur acte d’instituer leur propre autonomie qui suppose, c’est la condition sine qua non, de leur instauration des limites qu’ils se fixent et de la responsabilité individuelle qu’ils se donnent pour humaniser leurs relations interindividuelles dans la polis.

A la fin du XVIIIe siècle, un second moment frappe de ses Lumières l’hominisation. L’institutionnalisation de la religion poussée à son plus haut point, le christianisme pénètre la sphère privée de chacun de manière si prégnante que la création instituante entend séparer la conduite politique de la conduite des âmes. La Révolution française forme ce moment qui n’a pas fini.

La démocratie, n’en déplaise à la doxa du vulgum pecus de la presse et des officines politico-communicationnelles, ne saurait en rien être un jeu. Elle est une théorie en construction défensive permanente avec sa pratique dans la société qui doit couvrir toutes les voies de l’autonomie pour des êtres sociaux autonomes –du moins qui devraient en fixer le sens pour eux-mêmes, pour la société elle-même en retour‑ dans les pratiques politiques. Si l’animationau sens de colonie de vacances…des pouvoirs réels de l’autonomie‑ politique consiste, dès lors, à jouer le jeu ou un jeu, il n’est guère nécessaire que des êtres libres recherchant leur autonomie, autrement dit à penser et agir dans leurs propres lois, perdent un précieux temps dans la politique dévoyant le politique –recherche de la libre délibération entre êtres sociaux pensant et instituant de la société autonome‑, car ils participeraient à entrer dans la gesticulation spectaculaire qui fonde et perpétue la société hétéronome (la nôtre), sous peine en l’occurrence de perpétuer chaos, guerres, asservissements divers et scandales permanents comme jeu.

Politique n’est pas jeu. Démocratie n’est pas fondée sur des règles du jeu mais des procédures de conquête de l’autonomie instituant, par l’imagination radicale, la société autonome. Une fois encore, nous pouvons commenter la situation pour nous en gausser, pour mouiller nos yeux des larmes de la joie, mais nous ne participons pas de la chienlit généralisée dans la perte de signification de ce qu’est l’œuvre initiale d’hominisation de l’homme social : le politique.

LSR






lundi 5 septembre 2016

Vive la rentrée, par LSR


La rentrée, la routine, quoi !

On vous l’a dit, tout est routinier début de septembre. Voilà que l’on redécouvre que les cartables de nos écoliers sont aussi lourds que les problèmes de notre maître des préaux François Hollande, « moi, président ».

Dans sa cour à lui, la récréation est permanente. Petit ministre prend le coin, l’autre est puni, iceux lâchent l’affaire.

Les cartables pèsent aussi pour les adversaires « naturels » de l’hôte du Faubourg Saint-Honoré. Là, on se file des claques derrière la nuque, on se fout des taloches et même se filoche quelques croche-pieds douloureux.

Le secret d’une rentrée réussie, vous le savez : je dois tout changer. La bonne santé publique conseille, l’ordonne –parfois‑ à foison : arrêtez de fumer, maigrissez, mangez mieux, pensez à bien voter.

Un autre larron me fait mouiller les yeux. Jean-Luc Mélenchon, insoumis parmi les insoumis, quant à lui, entend nourrir la presse popole de ses conseils et recettes pour une gauche, une vraie gauche… et gnagna-gna.

On vous le dit, Mesdames, Messieurs, la rentrée est une routine sans intérêt, un marronnier insipide à peine vendeur.

Tiens, Patrice, il paraît que la procurature aurait enjoint les juges de procéder à renvoi de l’ex en correctionnelle… Non, pas possible ! Décidément, à l’aune de 2017, tout change et rien ne change. Pour la peine, les scénarii sont tous ouverts… rien n’empêchera nos yeux de mouiller davantage.

LSR






samedi 3 septembre 2016

Elire, c'est choisir le "plus vendable", par LSR


Sont-ils vendables ?

Ces dames et sieurs de la postulation élyséenne soutenus par la bonne presse.

Les couplets médiatiques ravissent la profession journalistique du sommet : les candidats à la candidature alimentent les discussions de salon, dans les rédactions, comme les dîners en ville… certes, pas les dîners chez Flunch ou McDo, mais dans les palais du bon goût. Dans les cantines de la majorité des journalistes, salariés précarisés non forcément du bulletin de paie mais du bulbe, on cause de bien d’autres sujets que « la présidentielle ». Parce qu’on ne mange pas que de cela… ‘y a sport, ‘y a rentrée des shows télés aussi plus quelques détails sur les tenues et concours de t-shirts mouillés sur la plage, comme le dit mon bon camarade Patrice dans sa précédentes bricole (que vous lirez dans la bonne humeur ci-dessous).

Les votations réjouissent les vendeurs de papier, d’images et de sons. Faire du bruit sur l’insignifiance généralisée plaît aux bons électeurs. Pensez-vous !? Dans une conformation généralisée, où être, c’est consommer et vivre ses passions privées, le personnel politique reflète l’image de la population. Les lobbies et les hobbies font la loi. Mieux, la gadgétisation de la consommation nourrit en toute réciprocité la gadgétisation politique. Nos vendeurs de la presse, métier que nous connaissons pourtant bien, et qui a évolué ces dix dernières années sans notre assentiment, ont pour but de consolider à la fois leurs entreprises et l’idéologie qui conforte leur attrait pour le pouvoir économique qui domine leur propre politique éditoriale en interne. Pour proliférer, quitte à manquer de lecteurs pour la presse papier, c’est buzzer et pipoliser la politique sur petit écran, dans des débats informes où l’on s’interroge sur les travers de cravate de untel, sur la visite d’unetelle auprès d’un « grand » candidat poids lourd de la pré-candidature de la candidature à la candidature.

Inepte ! Insipides discussions où les éditocrates rivalisent de bons mots, de postures sérieuses, de froncements de sourcils envers les thèses adverses ou minorant le sens de la tenue de leurs propres impertinence de façade. Ils jouent leurs renommées, leurs capacités de SAV de leurs titres. Ce sont des VRP de leur groupe de presse. Ils se font rares dans leurs rédacs, mais que leur importe, tant que leurs patrons les gratifient, c’est tout bon !

Parce que ce sont des vendeurs, que recherchent nos rédacs chef et directeur de rédaction dans l’alimentation sur elle-même de « la présidentielle » ? Eh bien, la réponse semble simple et de bon sens : ils entendent dénicher le candidat le plus vendable pour suppléer le dessein des partis politiques si minoritaire dans le paysage. En passant, s’ils peuvent grossir dans ce jeu d’esbroufe leur compte en banque et leur taux de profit en capital symbolique, qu’importe le sens, la signification de leur choix, l’assise pensée, critique et cultivée de leurs mots, puisqu’on ne leur demande certainement pas cela. Lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ne sont dupes : ils n’attendent d’eux rien du tout, sinon de les voir comme autant de bouffons dans le spectacle généralisé de ce qu’est la politique nationale.

La gadgétisation de la politique annihile le politique. Dès lors, nous avons beaucoup de peine à imaginer ne serait-ce qu’une survie à moyen terme d’un tel système institué sur la folie de la chose inutile sans fonds.

Réjouissez-vous davantage ! Tant que votre plaisir privatisé vous dégage de vos responsabilités, le personnel politique sera à votre image, à vos goûts et votre plus parfaite irresponsabilité a-citoyenne.

A vot'e bonne santé !

LSR






vendredi 2 septembre 2016

Nouveau soap opera à la sauce présidentielle : "La politique est dans le pré", par Patrice


Hilarité en rafale.

Après la zizanie du burkini d'où il ressort qu'on voudrait nous priver d'assister à plus de compétitions de t-shirts mouillés sur les plages françaises (encore un coup des impuissants), voici le Macron carapateur en bateau. Il s'esbigne en loucedé par la porte de derrière ! Bourgeois, va !

Il paraît que du coup, Hollande en est à poil... Merci pour le spectacle qui n'était déjà pas ragoutant. Evidemment, ce sont les plus droitiers de ses soutiens qui l'ouvrent. Eux qui croyaient avoir réussi à bâtir une chapelle de droite à l'Elysée. Sûr que l'Hollande, faut pas qu'il compte sur quelques vrais socialistes. Les pur jus ne sont plus là. Restent les gamellards, ceux en tutu qui font leur cour à l'université du MEDEF, par exemple... Quelle équipe ! Ils sont "aux affaires", ils gèrent. Pour le moins pire. Comme dit Hollande : "Il faut que ça tienne jusqu'en 2017." Soit, en langage clair :après moi, le déluge !

Mais il y a la hyène. A l'affût au coin du bois. Car Hollande n'a rien du Petit Chaperon rouge (sauf vice avéré). Encore qu'il faut voir la gueule de la hyène... C'est très relatif, mais il parade sur les estrades, dans son costard trop grand et avec ses bouclettes, droit sur ses talonnettes. Du Tex Avery raté. A la française.

En même temps que Lourdes des miracles en bouteille, il y a aussi les suiveurs éternels. Les commis d'office. Le non-choix. Vermicelles dans un bouillon, écrevisses de marais, asticots du samedi matin à la pêche de bonne heure. Ils frétillent, s'agitent. Piqués au vif, ils se redressent sur leur orgueil. Fiers comme des bars-tabacs, du samedi matin justement, pour les pêcheurs. "C'est qu'on existe aussi !" Cré nom de nom ! Cré vin diou ! Le comique à la ferme.

Clôture du spectacle en mai 2017.

Patrice C.






vendredi 26 août 2016

L'ego électif en démocratie pour façades hausmaniennes, par Patrice


Le grand cirque des médiocres.

Il suffit de peu de chose, en fait de la moindre opportunité, pour que le spectacle dont ils sont à la fois les acteurs, les régisseurs et les spectateurs se mette en branle. D'ailleurs, ils ne vivent que de ça et pour ça. Toujours à l'affût ou dans l'attente d'une élection, la moindre occasion de faire parler d'eux leur est bonne. Ne jamais être en retard d'une guerre !

Ainsi, quand il ne s'agit pas d'un vague sujet, par ailleurs fort sérieux, de société, ils s'expriment pour envenimer la chose et se faire miroiter des opportunités de s'exprimer et nous signaler qu'ils existent (encore). Ils iront, n'en doutons pas, jusqu'à s'exprimer sur les crottes de chien ou les mégots sur les trottoirs. Il n'y a pas de petit profit pour les mégalos.

La France entre dans une période où l'on va nous faire croire que l'on n'a encore rien vu ni entendu. L'événement qu'ils attendaient tous se fractionne en fait en deux parties, l'une pour régler celle des partis (ce dont le citoyen lambda n'a rien à faire) et la seconde pour tenter de ressouder la nation autour de l'événement majeur politique : l'élection présidentielle, ce dont les mêmes citoyens se demandent si c'est encore bien nécessaire de devoir en passer par la satisfaction des egos qui se donnent en spectacle d'abord, nous vendent des projets déjà rabâchés mais jamais appliqués ensuite.

On ne parlera évidemment jamais de cette propension qu'ont certains à se vedettiser en se portant candidat. Le seul fait de postuler, de se présenter de sa propre initiative, c'est-à-dire de ne représenter que soi-même dans un premier temps, dit déjà assez la volonté égocentrique des individus. Qu'elle est loin la démocratie populaire... Il ne saurait être, bien sûr, pas question de retourner au tirage au sort de nos représentants, ce qui impliquerait aussi une possible destitution sine die en cas d'insatisfaction ou de faute. La vox populi ? Mais vous n'y pensez pas, bande d'idiots ! Laissons-les mijoter dans un ersatz de démocratie. Après tout, qui décide ? Moi ! moi ! moi ! Nous ! nous ! nous ! Et basta la valetaille. D'ailleurs, regardez-les, tous populistes, incapables et fainéants. Et bêtes en plus ! Un rien les amuse.

Roule la France ! C'est parti pour neuf mois !

Patrice C.






mercredi 17 août 2016

Elections franchouillardes. Lente agonie des illusions.


Le chagrin et la démocrate.

Un grand frisson envahit cahin-caha notre charmant Hexagone ; il s’arrange des giboulées estivales, attentats et médailles faciles perdues.

Qui perce chaque jour. Extase du vide.

Les urnes vont parler. Encore huit mois à patienter.

Dans les salons des institutions républicaines, on s’inquiète, on cause, on ravigote sa confiance ou longe son ouïr une incompréhension pour tel « score » annoncé.

Les petits arrangements commencent là où l’intérêt commun prime entre soi.

Toute constitution essaie d’incarner « l’ordre politique désirable », selon l’expression du constitutionnaliste Georges Burdeau.

Tout ordre politique désirable subodore une société désirable, de cet ordre social qui tienne compte de la perspective du bien commun compréhensible à tous.

Le vieux songe de la politeia antique renaît dans les textes.

Qu’en est-il dans les têtes des acteurs du jour ?

En France, comme partout en Europe continentale, il n’est cependant pas évident de cerner les noms et réseaux serrés qui tronquent la délibération parlementaire par l’usage abondant des lobbyistes.

Sans commettre de confusion entre des organes et des fonctions, la plupart des démocraties libérales européennes se sont fort bien accommodées, ces dernières années de ces officines qui concoctent des lois toutes-prêtes pour leurs parlementaires besogneux à s’effacer devant les grands principes du bien commun et de l’intérêt pour la chose publique.

Une certaine idée de la démocratie libérale est morte dans les vœux souverains d’un autre temps, d’une autre trempe conceptuelle.

L’atomisation des intérêts communs a engendré l’éclatement des politiques publiques au service des mandants.

Jamais, ô grand jamais, la devise « diviser pour mieux régner » n’a atteint un si haut paroxysme par l’accroissance et l’usage du droit positif qu’on en fait.

Rien donc que de très naturelle la traduction qui s’engage dans les urnes : c’est un cri contre l’inflation et l’insécurité juridique, c’est un cri contre l’égoïsme organisé et la ratiocination époustouflante qui dominent dans le spectacle-marchand de la politique à la petite semaine qui est censé organiser notre société démocratique… si désirable.

Le Serpent rouge










vendredi 5 août 2016

L'islam en tant que machine de guerre contre le Droit du travail, 2nd partie, par LSR


L’islam se joue de la norme républicaine. Examen dans l’entreprise par le code et la jurisprudence

-seconde partie.

Il est un phénomène récent. Il faut tel un blaireau, affirmer son identité, son tatouage, sa religion et son emprise d’esclave et l’afficher. Alors que la pratique religieuse et les convictions s’exprimaient pleinement dans l’espace privé, il y a peu, au travail, dans l’entreprise, sévissent désormais des croyants qui entendent imposer leur charia, leurs prescriptions alimentaires, leur outillage vestimentaire, leurs ostentations diverses.

Face à cela, une entreprise peut être tentée d’interdire le port de tout attribut religieux par le biais d’une clause spécifique dans son règlement intérieur. Une telle interdiction est-elle licite ?

Hélas, le droit positif s’est couché aux pieds de tous les curés, imams, pasteurs et autre bouddhiste en mal d’ontologie doctrinale (désormais, la présidence de la République convoque -il en fut ainsi le 15 juillet dernier- aussi un bouddhiste pour imposer l'œcuménisme fondateur de la tribalité en lieu et place du sens de l'Etat) .

1°§) En premier lieu, la liberté de manifester sa religion et l’interdiction de la discriminer domine. La liberté religieuse implique en effet la liberté de pratiquer une religion et de manifester ses convictions religieuses ; elle est consacrée par différentes normes tant supranationales que nationales ; notamment l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme, et l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme.

Cette liberté (d'apparat) attentatoire à la liberté absolue de conscience de tous a pour corollaire l’interdiction de toute discrimination fondée sur la religion.

Ainsi, le code du travail interdit toute discrimination, directe ou indirecte (*), à raison des convictions religieuses et ce à tous les stades de la vie professionnelle, du recrutement à la formation ou promotion professionnelle et jusqu’à la rupture du contrat (art. L. 1132-1 du Code du travail). Le code pénal (art. 225-1 à 225-4) sanctionne également les discriminations fondées sur la religion par une peine maximale de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

2°§) En second lieu, des restrictions justifiées et proportionnées sont préconisées par des juges aux ordres d'une doxa doucereuse et déstabilisée par l'insécurité juridique faite de juxtapositions de droits nationaux, internationaux et européens bien souvent contradictoires en leurs dispositions sociales (droit du travail, droit de la sécurité sociale et droit de l'aide et de l'action sociales). Dès lors, si l’employeur ne peut interdire de façon générale et absolue à ses salariés de manifester leurs convictions religieuses dans l’entreprise, il peut toutefois apporter quelques restrictions à la liberté religieuse dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché (art. L. 1121-1 du Code du travail).

Par conséquent, vous le sentez immédiatement, un règlement intérieur à l’entreprise peut donc prévoir des restrictions à la liberté de manifester sa religion, à la condition (faible) d’une double condition de justification et de proportionnalité est respectée (art. L. 1321-3, 2° du Code du travail).

C’est ainsi qu’a été jugée valable la clause d’un règlement intérieur qui imposait au personnel d’une crèche une obligation de laïcité et de neutralité, au regard notamment des conditions de fonctionnement de la crèche, de petite taille et avec peu de salariés, lesquels étaient donc susceptibles d’être en contact avec les enfants ou leurs parents. Le non-respect d’une telle clause par une salariée qui refuse d’ôter le voile islamique justifie un licenciement pour faute grave (Cour de cassation, Assemblée plénière, 25 juin 2014, affaire Baby Loup, n°13-28.369 PBRI, c’est dire en l’espèce de la hiérarchie des arrêts de la Cour de cass., PBRI signifiant une publication officielle de l’arrêt analysé et diffusé de manière exceptionnelle sur le site de la Cour de cassation).

3°§) En troisième lieu, des impératifs de sécurité ou d’hygiène au travail peuvent également imposer le port de vêtement de protection rendant incompatible le port de signe religieux (Délibération Halde 2009-117 du 6 avril 2009 n°41).

Dès lors, les volontés du client peuvent-elles justifier une interdiction d’un signe ostentatoire de culte dans l’entreprise ? Une activité professionnelle ou les conditions de son exercice peuvent justifier une différence de traitement, lorsque cette dernière répond à une exigence professionnelle essentielle et déterminante.

Les juges suprêmes, soucieux de dilettantisme politique, islamo-compatibles dans leurs frayeurs de se voir absous du malin, complètement drogués aux impératifs du droit européiste, ont cependant admis que l’objectif poursuivi doit être légitime et l’exigence proportionnée (art. L. 1133-1 du Code du travail, transposant l’article 4 § 1 de la directive 78/2000/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail).

4°§) En affaissement final du droit principiel et laïc, selon l’Observatoire de la laïcité, des préjugés défavorables émanant de clients ou de co-contractants ne peuvent être assimilés à une exigence professionnelle pouvant donc justifier des restrictions à la liberté religieuse.

Aussi, dans différentes cours d’appel, les juges des juridictions inférieures étant plus cohérents et moins soumis aux ordres d’un droit délétère, ont déjà jugé que lorsqu’une salariée est en contact avec la clientèle ou des patients, l’interdiction du port du voile islamique est justifiée (CA Paris 16 mars 2001 ; CA Versailles, 23 novembre 2006, n°05-5149).

Hélas, encore !, la Cour de cassation est actuellement saisie de la question suivante : une salariée, ingénieur d’études, effectuant des prestations informatiques chez des entreprises clientes de son employeur, portait un foulard islamique. L’un des clients s’en est plaint. L’employeur a alors demandé à sa salariée de ne plus porter ce voile lors de ses interventions auprès de clients, puis, face à son refus, l’a licenciée pour faute grave.

Afin de trancher ce litige, la Cour de cassation a renvoyé à titre préjudiciel devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) la question de savoir si le souhait d’un client d’une société de conseils informatiques de ne plus voir les prestations de service informatiques de cette société assurées par une salariée portant un foulard islamique constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de la directive pouvant justifier donc des restrictions à la liberté de manifester ses convictions religieuses (Cass. soc. 9 avril 2015,n°13-19.855 FS-PBI).

Dieu est tranquille : ses clients font la loi et alimentent toute l'insécurité juridique d'une nation… à suivre.

Le Serpent rouge



(*) Un ajout est nécessaire pour une compréhension didactique de la distinction entre discrimination directe et discrimination indirecte :

Une directive du Conseil de l’Europe en date du 27 novembre 2000 a porté création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement dans l’emploi et le travail (directive 2000/78/CE). Transposée étonnement avec rapidité dans notre droit positif, la loi du 16 novembre 2001 (loi n°2001-1066) permet de lutter contre les discriminations directes et indirectes.

·         La discrimination directe est définie comme toute situation par laquelle un sujet de droit est traité de manière moins favorable, en raison d’un motif prohibé comme son sexe, sa religion, son adhésion syndicale, etc., qu’un autre ne l’est, ne l’a été ou ne le serait pas dans une situation comparable.

·         La discrimination indirecte définit toute situation dans laquelle une disposition, un critère ou une pratique « neutre » (ou en apparence « neutre ») désavantagerait des sujets de droit par comparaison aux autres, pour des motifs prohibés, comme le sexe, les convictions religieuses, l’appartenance syndicale, etc., à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique soit objectivement justifié par un but légitime pour parvenir à ce but soient appropriés et nécessaires.








L'islam en tant que machine de guerre contre le Droit du travail-1ère partie, par LSR


L’islam se joue de la norme républicaine. Examen dans l’entreprise.

-première partie.

Dans une société française délitée, voire abaissée par l'extension de tous les droits subjectifs privatisant sa sphère publique, et l’un de ses plus éminents corollaires l’excitation de tous les particularismes, chacun entend désormais manifester avec outrance ses orientations religieuses partout et tout le temps. Les principes républicains deviennent-ils de vieilles lunes ?

La laïcité semble perdue, évanescente au gré des plans de communication des oligarques, ceci dans les savanes des différentes normes contradictoires entre elles nourries par l’inconséquence de tous les pouvoirs politiques qui ne savent plus définir, ordonner et gouverner en vertu d’une ligne générale –a minima ensembliste-identitaire- pour l’existence du bien commun et de l’intérêt général d’un peuple et d’une nation.

Manifester en France ses convictions religieuses relève de plus en plus d’un manège prosélyte de domination dans l’espace public, d’un droit de conquête arraché contre l'intérêt général que l’Etat laisse passer par laxisme.

Ce manège irrédentiste a été théorisé et est soumis aux impératifs activistes de militants qu’on laisse prospérer à loisir de la décomposition de la loi qui est censée être générale, abstraite et permanente, adoptée formellement par le Parlement selon la procédure législative et dans le domaine de compétence établis par l’article 34 de la Constitution du 4 octobre 1958.

Au risque de vous paraître hautain, la loi revêt une définition matérielle. Elle exprime la volonté générale et pose en conséquence une valeur normative au droit positif, tant d’un côté impératif (la loi impérative ne peut être éludée par celui sur laquelle elle s’applique), tant d’un côté interprétatif (la loi dite interprétative ou supplétive s’impose à un sujet de droit qu’à défaut de manifestation de volonté contraire de sa part).

En son premier article, alinéa 1, la Constitution de notre cher pays définit ce que nous sommes censés accepter, une République régie par la loi, la laïcité et la démocratie sociale : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée ».

Très clairement, les politiques aux ordres des institutions confessionnelles qui s’emparent du droit en laissant prospérer les religieux dans la société nient l’alinéa 2 du même article de la Constitution : « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».

En effet, accepter les voiles divers et signes confessionnels ostentatoires (hidjab, niqab, cakab et autres) par souci de distinction des femmes, accepter leur soumission à l’époux, aux frères, aux pères, au sein des familles et au sein des lieux de culte en leur refusant un droit à l’indifférenciation dans la sphère publique à cause du laxisme de notre République, met très gravement en danger la vie collective du pays lui-même.

Pensez-vous que les adeptes de la religion musulmane, dans son écrasante majorité en France, veuillent favoriser « l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », c’est-à-dire promouvoir l’égalité politique ?

Qui plus est, pensez-vous sincèrement que l’islam entende souscrire un droit positif encourageant, favorisant et respectant en tous lieux, en tout temps l'égal accès des femmes et des hommes « aux responsabilités professionnelles et sociales » dans les entreprises, les associations, la vie civile plus généralement ?

Vous connaissez la réponse première : l’islam, en toutes ses tendances, molles, moyennes ou dures, suscite une relégation systématique des filles et femmes.

Pour qui connaît, encore plus, un peu le syndicalisme des salariés, pour qui a observé une section syndicale de n’importe laquelle des confédérations prise en main par des confessionnels constate que les réunions distinguent hommes et femmes, que les institutions représentatives du personnel réservent des mandats aux seuls hommes, ou relèguent les adhérentes à un rôle de supplétives de ces messieurs les barbus avoués ou rentrés.

Constitutionnellement, qu’est-ce que la laïcité au regard de l’article 1 précité ?

La laïcité est un principe d’organisation et de fonctionnement des services de l’Etat et de toutes les personnes de droit public qui acquiesce au nom de la démocratie libérale au fait que l’Etat est non confessionnel, par opposition à l’Etat musulman ou encore, par exemple, aux cités anciennes.

Par conséquent, l’Etat ne doit privilégier ou défavoriser aucun culte sur l’autre, ni dans la propagation de ses croyances, ni dans ses règles de vie en société, tout spécialement dans le cadre de l’enseignement scolaire et secondaire, sauf dans les départements d’Alsace-Lorraine (une mine servant ses adversaires poilus de nos jours).

La loi républicaine est censément contraire à la charia qui marie prescriptions spirituelles et politiques. La charia n'est pas la réalisation des modalités existentielles voulue par dieu ou tel prophète, mais une oeuvre fondée sur la conquête, la prospérité de l'islam et son hégémonie. Elle nourrit la soumission des corps, de tous les corps : les corps des femmes sont réifiés aux besoins de la lutte, les corps politiques et sociaux où les conquérants établissent leurs bases en Europe continentale.

Quelle place l’Etat français tient-il si, dans des écoles sous contrat avec lui, filles et garçons sont séparés dans les salles d’enseignement, au sport, etc. ?

Quelle place l’Etat tient-il si, dans des entreprises, des associations, des clubs de sport, etc., des règles de vie en société laïques sont contournées sciemment, biaisées par idéologie concrétisée ?

Le Serpent rouge