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Osé ! (Copé, serpillière du FN), par Patrice C.

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Pince-moi, je rêve   Il est incroyable d’être aussi incroyable ! Sauter, toutes dents dehors sur le premier non-événement, ou le monter en épingle pour se donner l’impression d’exister vis-à-vis de soi-même, je dis qu’il faut avoir le culot ! Car, à part moi d’abord, finalement les autres je m’en fous et ensuite être en chasse tous les jours pour trouver ou inventer un prétexte, faut le faire ! Me donner du sens sans réellement exister, c’est insensé ! Après l’opportunité trop belle pour être vraie du non-respect des lois de la République par une famille immigrée et en faire un pataquès national, mettre des collégiens et lycéens dans la rue et tirer du lit le banc et l’arrière banc de la représentation nationale... Chapeau ! Ça mouline dans les cabinets ! Aujourd’hui, car c’est un autre jour tout bêtement et seulement parce que ceci, un gugusse vient nous parler de remettre en question une loi qui ne fait plus débat depuis longtemps, s...

SPECIAL NSA - SPECIAL NSA - SPECIAL NSA - SPECIAL NSA

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Grandes oreilles à l’écoute   Dans un monde de blockbusters, pas étonnant qu’on en fasse des fromages, surtout en France… Donc, nos «  amis  » américains nous «  écoutent  » ? Que tout cela est dit de façon pudique et enrobé, comme il se doit entre gens du beau monde tentaculaire ! La bonne question est : à qui profite le délit ( si délit il y a ) et y a-t-il profit ? En fait, il s’agit-là d’un caca nerveux. Nous n’avons plus rien à perdre depuis longtemps et les Américains n’ont rien à gagner depuis toujours. Nous avons toujours été à la remorque, de là à être leader … Bref, petits arrangements entre amis, tout cela ne casse pas trois pattes à un canard. En tout état de cause, il s’agit de moralité. Il faut reconsidérer la morale en milieu politique. Depuis quand ? Allez, next  ! Les petits gars de chez Peugeot , qui vont faire des heures sup’ payées à 25 % au lieu de 45 % et qui resteront vingt minutes de plus s’ils...

Les Bougnats de la haine

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Bougnats de la haine - Esquisse sur la conflagration quotidienne des singes, des hommes, des femmes et de nos semblables aimés enfoncés dans la béatitude de l’illusion sous prozac.   Tout, ou presque, est vain dans ce bas monde. Tout est représentation, tout est cirque ou comédie, ou litanie de souffrances et de désirs mêlés. Rien n’est vrai, tout est vrai. A contrario, tout est vrai, tout est faux ( lecteur, lectrice, il est ici permis de manier l’ironie de l’assertion en tous les sens ). Nous sommes constitués de chairs, d’eau, d’un peu de sang et de viscères, dont certains produisent les liquides de l’amour. Nous mourrons, nous vivons entretemps. Dans ce laps de temps, cet intervalle ridiculement petit, nous jouons la comédie de la vie et tentons, tous à notre manière, de nous dépêtrer de nos deuils, de nos enthousiasmes ravalés au rang de désert par l’altérité et la société hétéronome. Finalement, nous aspirons à une quiétude impossible, un tantinet illusoi...

L'escargot, par Patrice C.

A mon-ami-que-veux-tu ?   Quelques lignes sans importance réelle, juste le dialogue avec moi-même. Ça vaut mieux que de parler aux murs. A qui je m'adresse peu m'importe. Quelques dizaines d'individus errants de ci, de là. Qui prennent le temps. Le plaisir peut venir, mais la loi du genre n'est pas de plaire, juste éventuellement de laisser une trace . Je suis un peu l'escargot. A la première averse ou à la prochaine rosée, la trace aura disparue. Un jour sera passé. Reviendront-ils, occupés qu'ils sont par leurs obligations manufacturières ou roboratives… Se sentiront-ils, eux aussi, moins seuls ? Y trouveront-ils matière à réflexion, ce qui serait très prétentieux de ma part ? " Allez, camarade, un dernier. Pour la route ", comme disait l'autre ( quelqu'un de bien ). De toute façon, quelle que soit l'attention, l'intérêt, on n'a pas l'intention d'en vivre, alors… Juste le système qui permet ça. Après tout, on en v...

Odeur - de la démocratie liquide, par Patrice C.

Le pourrissement de la démocratie   Vous auriez imaginé, vous, une pareille débandade ? Cette façon de tuer la démocratie libérale on pourrait dire première génération, avant la finance et la justice toutes puissantes… Géant ! Il nous la transforme en mangeoire à cochons. Une pestilence ! Plus de discussion, rien que la gadoue. Et l’odeur, faut voir comme ! Le Rwanda en ‘94 ! Fini le « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette  », plus aucune garantie, plus d’équilibre des forces. Tu la préfères directe la démocratie ? Sans confiance, sous contrôle d’urgence, prête à virer tout le monde. Tu vas valser dandin ! Ta tête sur le billot, tu verras, on la coupera ! N’importe comment, mais on l’aura ou alors tu cavales, fissa  ! Tu préfères la République Samu, remboursée SS ! Regarde ce que ça donne… Le FN , vous avez vu la finesse, la subtilité, la stratégie ? Tout voir, tout entendre, rien dire ! Le singe ! Mal...

Des vapeurs de la gauche, par Patrice C.

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Billard à trois bandes   Comme le résume si bien et de façon énergique et justifiée Jack Dion, dans Marianne , la gauche, en fait, et c’est moi qui précise, à des vapeurs ! Pas de jouvencelle ou de douairière, non, elle a juste les vapeurs… qu’elle peut ! Revenir au pouvoir après un court intermède de droite, ce n’est pas forcément retrouver l’enthousiasme et l’optimisme de 1981. L’intermède fut de trop courte durée. Le précédent avait été de vingt-trois ans, une tirée ! Alors, tout ne pouvait être qu’espoir. Aujourd’hui, seuls les hommes ont changé. Et il faut voir comme… Le retour sur investissement placé sur Mitterrand fut douloureux. Au prorata de l’attente et de l’espoir ! Celui placé sur Hollande ne peut en aucune manière s’assimiler et être identique. D’abord, il y a l’homme. On ne fait malheureusement pas de miracle en politique ( comme ailleurs ). On a donc ce que l’on subodorait : le contenu et l’emballage compris. Ensuite, il y a ...

"Désir de pouvoir", C. Castoriadis

« Est-ce que mon désir est désir de pouvoir ? Mais ce que je veux, c’est l’abolition du pouvoir au sens actuel, c’est le pouvoir de tous. Le pouvoir actuel, c’est que les autres sont choses, et tout ce que je veux va à l’encontre de cela. Celui pour qui les autres sont choses, est lui-même une chose et je ne veux pas être chose ni pour moi ni pour les autres (…). Si je peux exister pour les autres, être reconnu par eux, je ne veux pas l’être en fonction de la possession d’une chose qui m’est extérieure – le pouvoir  ; ni exister pour eux dans l’imaginaire (…). » Cornelius Castoriadis (IN : L’Institution imaginaire de la société , 1975)