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La France des affaires et le grand golem du monde, par Patrice

Comme une impression de fissure. Les médias annoncent le même jour le chantage que les sociétés d'autoroute font à l'Etat français et la prise en main totale, semble-t-il, de Sony, société mondiale entre autres producteur de cinéma (!). Deux choses qui n'ont rien d'autre à voir ensemble que le délitement des pouvoirs, le non-respect des convenances et la vie d'extra-terrestres des puissants qui, semble-t-il, sont de moins en moins capables de nous assurer une vie décente. C'est bien d'une fissure dont il s'agit dans l'organisation du monde. Bientôt, elle sera sensible dans son vécu. Que des sociétés de BTP ( ou autres ) puissent faire " la nique " à un Etat est en soi ahurissant. Bien sûr, celles-ci ont été aidées par une partie du milieu politique, lui-même noyauté par des lobbies très avenants quand il s'agit de leurs intérêts, qu'ils partagent avec leurs interlocuteurs privilégiés. Ainsi, un pays se dote d...

Retour de la "bête" sous perfusion populaire, par Patrice

Gare aux retournements de situation. Confrontés qu'ils sont aux unes de la presse qui en fait surtout du sensationnel, les peuples européens sont privés de toute analyse politique pour mieux être livrés fort dépourvus aux turpitudes qui agitent le monde. La " mayonnaise " ne fait qu'aggraver le sentiment d'abandon et surtout l'impression qu'ils n'ont même plus droit au minimum de la part de leurs états respectifs — bien qu'animés de la même doxa européenne formatée — c'est-à-dire de protection et de sécurité. Que peut-il donc arriver dans l'esprit des peuples, que peut produire une information tronquée réduite à son aspect " esthétique " immédiat lorsqu'elle est livrée " brut de décoffrage ", à une heure de pointe, par des présentateurs que même l'apparence soignée ne peut plus rassurer ? Abreuver d'images dignes d'un thriller ou d'un blockbuster hollywoodien la masse des gens, qui on...

Voter aujourd'hui, par Patrice

L'incroyable autosatisfaction des éligibles. Elire ses représentants reste le geste le plus citoyen qu'il soit donné de faire. Les démocraties reposent sur ce préalable conquis de hautes luttes et qui fait rêver ceux qui en sont encore privés. Obtenu après forces batailles, ce droit inaliénable devient un pastiche de ce qu'il est censé être. Après avoir acquis ses lettres de noblesse, le vote du peuple est continuellement en perte de vitesse . Toutes les analyses qui suivent une élection font la remarque qui consiste juste à remarquer que " le peuple a voté ", bien peu se penchent sérieusement sur le pourquoi et le comment du résultat. Les chiffres s'alignent qui flattent les vainqueurs d'un scrutin et réconfortent les vaincus. La victoire est ainsi toujours méritée et la défaite méritoire. Les analyses qui découlent d'une élection sont qualifiées de prévues par les premiers arrivés et de consternantes ou sont mises en attente par les ...

L'autoritarisme de la "liberté 2.0", par Patrice

Main basse sur la liberté. La liberté est la chose la plus vénérée par l'homme. A juste titre, car on sait ce qu'il en est de ne pouvoir en disposer. Elle est un bien commun dont chacun peut disposer et où chacun vient puiser à sa guise, mais selon les règles de la vie en collectivité. La modernité de l'époque la malmène cependant comme peut-être jamais elle ne l'a été, de façon agressive et pernicieuse. La technologie telle qu'elle est consommée et utilisée est en fait une menace pour la liberté . C'est en son nom que l'on s'imagine que tout est permis, y compris le pire. La réserve qui est due à son utilisation afin qu'elle conserve toute sa saveur, n'existe plus guère. La liberté est galvaudée, mise en libre service et potentiellement dépréciée comme un vulgaire produit de consommation courante. Tellement courante qu'elle n'existe plus que de façon tristement anecdotique : "Je suis libre de faire ce que je veux !...

Thierry Lepaon, la mafia CGT, syndicalisme voyou

Le 7 avril dernier LSR avait perçu le malaise de fond de la boutique CGT. A lire ou relire :   http://atelierserpentrouge.blogspot.fr/2014/04/cgt-alleluia.html   lundi 7 avril 2014 - CGT, alléluia A la CGT, rien ne va plus… une histoire sans fin.   Vous vous gaussez, nous nous gaussons, ils se gaussent… Thierry Lepaon est un homme affable. Il est sans flegme, un femen du syndicalisme de carrière pro . De ces boutiquiers du dégrèvement historique. Un boutiquier du grand souffle, un inique permanent du petit syndicat tricheur en nombre d’adhérents, à peine plus important qu’une demie Licra, un tiers du PSG, un soupçon de participation au grand brûlot du nouveau pacte hollandais… Mais qui est ce Lepaon, au fait ? Paraît qu’il est – je cite – «  secrétaire général de la Confédération générale du travail », sise à Montreuil-sous-Bois, Seine-Saint-Denis. Une bricole ? Un clando ? Un claque à filles...

La liberté sur internet : une promesse irréalisable. L'autre guerre, par Patrice

La liberté est un bien commun. La guerre de tous contre tous, relevée par Christopher Lasch, bat son plein sur la Toile, ainsi rebaptisée d'internet. Conformément à son analyse, il s'agit bien d'opposition socialement constituée menant à l'indifférence d'abord, puis à la guerre, à défaut de trouver un terrain consensuel d'entente et de compréhension réciproque. Les différences se regroupent pour mieux agir à leur guise, pour créer des puissances dominantes. Elles s’attribuent le pouvoir de décider ce qui fait consensus ou ce qui est étranger. Ainsi, on coupe court à toute tentative de réflexion communautaire et consensuelle. On refuse à " l'autre " son droit premier à partager, pourtant inscrit dans un ensemble reconnu et collectif qui s’appelle la liberté, s’il est différent. On s'érige en juge qui se veut de bonne volonté (!) ( ça ne mange pas de pain et ça donne bonne conscience ) dominé par le subjectivisme de groupe qui devie...

La République, une fiction utile en spectacle politique

La République, une bonne recette politique ? La République, parce qu’elle n’existe pas, sinon sous quelques formes par-ci par-là, connaît une manière de regain, un bel effluve à l’essence suave. Mieux, elle attire une nouvelle foi. Un temps possible repli stratégique pour fonder une nouvelle unité populaire – au début des années 2000 -, la République tombe dans les mains de quelques professionnels de la démocratie authentique bien conservés dans le formol de leurs connaissances et savoirs étriqués. La République, ils la tissent en boutonnière pour se donner une apparence d’hommes d’honneur. La foi en la matière appauvrit les présupposés de principe. Si foi il y a, c’est qu’une petite organisation s’est bâtie autour d’elle, aux côtés des traditionnelles associations philanthropiques et républicaines fondées de longue date. Mais la foi, mazette, détricote la République pour en faire une vieille fausse idée neuve . La chose publique défendue ou appliquée en un régime politiq...