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Fin de campagne, ou l'ubérisation de la politique, par Patrice

En pleine gueule. Je crois que si cela continue, je vais mourir d'apoplexie. Mort ( déjà ) je suis. De rire bien évidemment. Je m'attendais à une chute vertigineuse en vrille du monde politique, mais là, je n'en peux plus. Je ne regretterai, rien que pour cela, d'avoir vécu jusqu'aujourd'hui. La droite, la gauche, les extrêmes ( si, si, ça existe ! ) tous rivés à leurs stats et sondages à défaut d'avoir du palpable à se mettre sous la dent. Le défilé des voyous devant les caméras de télé, d'un côté comme de l'autre. " Françaises, Français, vous avez compris. " Ouf, on a eu peur. Ca y est, ils ont compris, enfin. Tous les pseudos représentants, qui en tant que tels ne représentent qu'eux-mêmes, dépassés sur leur gauche par une génération d'électeurs qui a décidé de se prendre en main et de dire " Stop " ! Effectivement, quand c'est trop, c'est trop. Les uns adorateurs de Trump à défaut d'av...

George Michael est mort. Heureusement Johnny est vivant, par LSR

Je ne me remets pas de la mort de George Michael. Depuis la mort du grand Leonid Brejnev, nul décès n'avait autant affecté mon humeur. Même la disparition de Dalida m'a laissé de marbre, c'est dire... J'ai appris cela hier car, jusqu'à maintenant, je ne m'intéressais guère aux choses de notre bas-monde. George Michael - un phare de la mélopée doucereuse à l'ouïe - restera à jamais une caresse à nos âmes. Je retiens ses hits " beat it " ou encore " saturday night fever "... En réalité, on s'en carre de cet introverti. Mais à lire la bonne presse aux ordres du néant, tout prend toujours une importance considérable avec les " artistes ", ces saints du divin marché. Personnellement, je crains déjà la mort de Johnny ... là, c'est sûr, ils nous feront des obsèques nationales d'au moins huit jours, avec drapeaux en berne, politiques et show-biz ( pléonasme ) allant se prosterner sur sa dépouille qui se conserv...

Parmi les clandés, Marion, Marine, Marie... par LSR

Dans " Le Pacha " (1968), André Pousse joue le rôle du malin génie, de l'ingrat, du tueur à sang-froid qui élimine un à un ses complices. Ce fourbe tue même Germaine Delbat, l'épouse âgée et docile ( heureuse ménagère ) en cuisine dans la scène de l'élimination dans un domicile-ancienne petite gare. Germaine Delbat est enterrée dans mon village ( elle s'y connaissait en terre pour le repos éternel ) et sa tombe est laissée à l'abandon. Pas loin du trou marbré de celle de mon père et la mienne. Nous en sommes dorénavant là : une vie de génie, c'est être malin ou ne pas être, la mort un abandon définitif. En attendant, les André Pousse sont légion dans l'entreprise et la politique. Comme moi, vous avez remarqué combien les " polars " de Lautner et consorts font aisément rimer " casse " avec élection. 2017 sera pire que les précédentes ... c'est marrant, je me répète d'année en année. J'aimerais pourt...

Syndicaliste, le droit de te taire et te cacher sous la couette, par LSR

Camarades du Conservatoire de vos âmes noires du soir, Comme des bêtes de force, vous avez hier soir dignement fêté la Nativité à venir ( ça y est, c'est fait, l'Enfant Jésus, comme la rock star d'une soirée prétexte aux abondances sur vos hanches a permis à la France chrétienne de chantonner faux dans les lieux de culte ) et vous voici avachis devant l'espérance toujours attendues depuis vos sixièmes printemps. Personnellement, j'ai une fille adolescente à la fois sérieuse et ennuyante comme un prêtre homo refoulé en fin de carrière, dont les atouts fournis par la CGT lui manquent : appartement de standing , voiture avec chauffeur... mais ce qui lui manque surtout, c'est l'une de ses deux guitares et son ampli. Mon Admira ( classique ) ne lui permet pas de rivaliser avec Hendrix ou Cobain. Quoique... hier, durant deux heures de suite, cette mini-gonze livrait ses interprétations assez bluffantes de divers Red Hot Chili Peppers , Nirvana et tru...

Le gauchisme, votre avenir, par LSR

Mes bonnes dames & bons sieurs, Nous avons grand tort de nous plaindre : la gauche a gagné à tous les étages de la vie sociale et politique. Par quelle voie ? Vous transpirez . Inquiets, vous interrogez votre miroir. Le gauchisme adulé par tous les camps (LR-PS-NPA-Verts de gris-PCF et j'en passe) triomphe. Donc, pas besoin d'aller perdre de temps à s'intéresser au soap opera de la " Belle alliance populaire " ( clin d'œil du côté de la Banque populaire , qui sait !? ) dont je vis hier les affiches entre gare de Lyon et le Jardin des Plantes. Lisez ce papier ( excellent ) en attendant de vous glisser dans les pas du Père Noël d'abord, puis dans la victoire d'une France Macrono-vallso-fillonesque en guise de sauterie généralisée pour l'été en maillot de corps à pousser du muscle devant des naïades dévêtues qui fourbissent de gadgets pour attirer, jambes lisses dans le sable, le mâle, le vrai ( denrée si rare en période de prurit...

Une bonne odeur de cierge et de Missel dans les urnes, par Patrice

La France catho. Nous le savions, que nous avions la droite la plus bête du monde (*) mais de là à se battre pour savoir quelle tendance serait souveraine en la matière, ça on n'y avait pas pensé ! Le pitoyable spectacle politique sera donc sans fin aux quatre points cardinaux de notre échiquier national. Voir Fillon, Juppé, Sarkozy et tutti quanti se déchirer à pleines dents pour imposer leurs valeurs si peu différentes, c'est d'une tristesse avérée. Tout ça pour savoir lequel répondra le mieux aux attentes des Français de droite. Il en ressortira un bilan globalement grotesque. Finalement, ce sont les cathos qui l'emportent ! La France catho... La vieille France réac, poussiéreuse, qui sent la chaisière qui se néglige, la sacristie, l'encens et le prépuce mal lavé, voilà le profil que nous offrons ! On ne l'attendait pas à ce niveau, mais c'est l'antienne de la manif pour tous , des pédophiles lyonnais et de la bourgeoisie de province...

Valls, le cousin de Clinton et les formes de comparaison des nantis, par Patrice

Quand le populisme devient honteux. On nous en a tant dit sur le populisme... Il s'avère que désormais ce soit la seule, la vraie voix populaire. Celle qui est débarrassée de tout semblant, de toute précaution oratoire. Le populisme serait - enfin - devenu le parler vrai de la démocratie, le langage vrai du peuple, celui dont il ne faut plus avoir honte désormais. Celui avec lequel il va falloir composer. Si le populisme devient la voix du peuple élu donc de la démocratie que sont les autres ? Il bouscule les convenances, les codes et les manières policées de la société politisée. On ne le reconnaît que pour mieux le rejeter et le renvoyer chez les ennemis de la bien-pensance politique, celle qui est établie, qui garde les clés d'accès à la nomenklatura politique. Dans l'" establishment " convenu et consensuel de la politique de façade, ripolinée et télévisée, il est l'affreux petit canard, celui qu'il faut avoir et qu'il faut inviter p...