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Le "ce que je suis" du devoir-être social, par Patrice

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La société civile est anthropophage. Bien qu’immatérielle, la société civile a mis la main sur toutes les relations, manifestations de vie et volontés d’exister. Loin de moi l’individualisme et l’égoïsme. Je ne suis que l’un des représentants d’une individualité qui se veut incluse dans le collectif. Ça n’a rien de contradictoire. Je fais partie de cette société qui m’a accueillie il y a déjà pas mal d’années sans pour autant y être marié alors que celle-ci se veut possessive, exclusive. La société se doit d’être composée d’individus différents qui participent à son bon fonctionnement en y apportant ses savoirs, vouloirs, bonnes volontés, capacités personnelles. Mais ne venez pas marcher sur mes plates-bandes. Mes droits et mes devoirs m’appartiennent et je les partage. Je participe de façon sélective. Je ne suis pour autant pas membre de ce que d’aucuns voudraient être une vaste famille. L’esprit de famille, très peu pour moi ! Je suis partisan d’une méthode sé...

Les vacances, c'est chouette comme une répétition, par Patrice

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La France part en vacances. Les journalistes, dans leur jargon professionnel, appellent cela un marronnier, s’agissant des non événements bien que récurrents qui se reproduisent à intervalles et à occasions réguliers et qu’ils ne manquent pas de mettre en exergue. J’en suis d’autant plus étonné qu’ils disent aussi que seuls les trains qui n’arrivent pas à l’heure présentent de l’intérêt à la fois pour la curiosité du lecteur et pour l’effet de surprise qui seul mérite qu’on en parle. Il faudrait donc être cohérent. Qui des banalités saisonnières ou des imprévus présentent de l’intérêt ? C’est à la fois faire peu de cas de ce qu’attend le lecteur et admettre qu’on ne le connaît pas si bien que cela. Il n’empêche, on lui assène les mêmes poncifs, les départs ( et les retours pourtant évidents ) de vacances, la pluie, le froid, la chaleur ( tellement attendue qu’elle en devient honnie quand elle se présente, car quand c’est trop, c’est trop ) récalcitrants et indestruc...

Un Marx sinon rien

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Marx, le retour. On n’est jamais débarrassé de Marx ! Cette fois, non, qu'on se rassure du poil de la  Bête. Ce n’est pas Karl mais Reinhard qui s’y colle. Un Marx de la croissance. Un nouveau guide ? Son éminence le cardinal Reinhard Marx est archevêque de Munich, dans les restes du Saint-Empire. Ce bon camarade de l’Esprit saint, qu’il sait délaisser dans ses besoins de compromission avec la politique des vainqueurs, préside aux destinées ébouriffantes de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE). Avec un opuscule so rock , Marx se fait le héraut pour moucher son monde avec une déclaration intitulée «  Sur la crise grecque  » dont personne ne parle ici en France ( ou presque ). Pourtant, elle intervient de manière fondamentale pour rappeler quelques banalités déjà largement radotées en Françallemagne et dont il nous est proprement inutile de rappeler ici. Plus encore, «  Sur la crise grecque  » donne l...

Gérard Holtz à l'Alpe d'Huez, j'adore

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Vive le sport à la télé ! En sport, la lenteur élogieuse n’est plus d’actualité, encore moins la compétition. Reste le spectacle. Pour s’asphyxier de rire, il suffit de regarder une étape du Tour de France. Une seule ? Dans les étapes de montagne, sur les cols de première et hors catégorie, on aperçoit depuis son écran de télévision des idiots qui courent à côté des coureurs. Espiègleries ? Stupidité sans autre nom, l’homme signe son animalité d’être vivant à plat ventre. Depuis quelques années, on assiste en effet au pire du pire qu’un bipède puisse réaliser : des gaillards montrent leurs fesses et paraissent ravis de ce bon tour. C’est que le crétinisme pullule dans tous les événements sportifs qui sont autant de spectacles qu’il faut investir «  pour en être  », pour se montrer aux caméras avec son écriteau, son carton «  maman, je t’aime  ». Les bêtises sont certes françaises, mais d’autres nations sportives ont tracé la voi...

Gérard Holtz à l'Alpe d'Huez, j'adore

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Vive le sport à la télé ! En sport, la lenteur élogieuse n’est plus d’actualité, encore moins la compétition. Reste le spectacle. Pour s’asphyxier de rire, il suffit de regarder une étape du Tour de France. Une seule ? Dans les étapes de montagne, sur les cols de première et hors catégorie, on aperçoit depuis son écran de télévision des idiots qui courent à côté des coureurs. Espiègleries ? Stupidité sans autre nom, l’homme signe son animalité d’être vivant à plat ventre. Depuis quelques années, on assiste en effet au pire du pire qu’un bipède puisse réaliser : des gaillards montrent leurs fesses et paraissent ravis de ce bon tour. C’est que le crétinisme pullule dans tous les événements sportifs qui sont autant de spectacles qu’il faut investir «  pour en être  », pour se montrer aux caméras avec son écriteau, son carton «  maman, je t’aime  ». Les bêtises sont certes françaises, mais d’autres nations sportives ont tracé la voi...

Les bons produits de la ferme... quelle blague !

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La dernière extase de la PAC. Saint José de Bové-l’Européen l’a rêvé, les éleveurs et producteurs laitiers l’ont fait. Ces derniers jours, là où leurs forces syndicales d’exploitants agricoles sont importantes et structurées, les agriculteurs découvrent dans des camions des litres de lait pasteurisés en Allemagne, des lapins élevés en batterie en Chine, du persil polonais… tous ces bons produits du terroir sont ( bien évidemment ) estampillés «  produits en France  ». Quelle farce ! Les consommateurs de la riche Europe veulent des tomates rouges, calibrées et rondes comme des fesses de bébé. Ils veulent consommer frais et conformes à leurs canons de l’esthétique alimentaire. Quelle farce ! L’Europe agricole, la fumeuse PAC, ( acronyme de Politique agricole commune) a depuis ses origines, en 1957 ( elle figure dans le Traité de Rome ), connu plus que des soubresauts. Véritablement mise en place à compter de 1962, la PAC est censée être le joyau, que dis-...

Une histoire méditerranéenne banale

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L’alchimie de la galéjade marseillaise. A la rascasse, les pêcheurs reviennent au port après une nuit de mer. Ils sont réduits ces dernières années à quelques pauvres barcasses. Sans les plaisanciers, le port mourrait. La vie de la petite ville serait réduite à quelques résidences secondaires de parigots et marseillais, striées sur les hauteurs par une ou deux zones commerciales. Comme partout en France, pour qui en termine du dernier plaisir de circuler sur les nationales. Un matelot, un patron par bateau. Le tirant d’eau est bas, les fonds sont assez loin du port. Un, deux ou trois filets suffisent. Les bancs de poiscailles sont tirés par les Espagnoles et Portugais au large, avec un maillage plus fin. L’Europe de la pêche est passée par là, les contrôles sont français, pas ibériques… les marins du port perpétuent la tradition, leur amour du métier, mais ils n’en vivent pratiquement plus. Ils survivent en proposant quelquefois des virées de 24 heures avec des touristes, ou ...