Articles

(5) De la politique à l'amour - la complice (5-fin)

Donne politique et sexualité. Quel rapport ? (5) Le respect humain au sens balzacien est devenu denrée rare dans nos contrées dépoitraillées par les talents de l’oubli de la civilité la plus propice à la socialité sereine, la vie de bon aloi tournée vers les choses de l’esprit, de la caresse poétique posée sur le monde. La brutalité des rapports interindividuels a toujours existé. Misère politique actuelle… ils étaient plus policés dans les salons et mentalités éduquées. Aujourd’hui, nous n’assistons qu’à mépris des classes entre elles, impolitesses et pseudo-réflexions ou miséricordes de la part d’autrui. Sans même suggérer les feintes sentimentales de tous ordres. Nous vivons le culte de la cuistrerie. Souvent, les gens les plus vulgaires n’appartiennent pas à la population entichée d’un vocabulaire à la Jean-Marie Bigard mais bel et bien sont les philistins qui font des ronds de fausses bonnes manières, qui rougissent aux bons mots surannés de leurs maîtres et dressent la...

(4) De la politique à l'amour - un point sur Balzac (4)

Donne politique et sexualité. Quel rapport ? (4) Balzac est l’un des rares écrivains à savoir lier politique et sexualité. Certes. Mais il s’agit en premier lieu d’une peinture des mœurs parsemée de colories sociales, façonnée à l’aide des pinceaux de l’histoire institutionnelle, économique et politique. C’est une fiction plus vraie que la réalité, car elle s’observe encore sans lieu, sans date dans tous les milieux similaires. L’ancien vermicellier, travailleur énergique, fondait son ascension dans la privation personnelle et la valorisation de ses antiennes intimes formulées dans le travail et la famille. Goriot est le «  Christ de la paternité  ». Tout, tout faire pour ses filles qui ne lui rendraient jamais allait devenir sa croix : mariages vénaux ou pour un titre, marivaudages actifs pour imaginer échelonner l’ivresse sociale du «  grand monde  », instabilité et asthénie comme mode de vie entre une demi-mondanité pour gens de peu puis un bal du ...

(3) De la politique à l'amour - du Grand jouir par Balzac (3)

Donne politique et sexualité. Quel rapport ? (3) Ce qui précède, dans le rythme inversé du flux des bricolages posés, il convient de sortir. Ce que grand jouir signifie. Il est ce que l’étant en schize a enduré dans l’être morcelé pour devenir une dévotion à la communion la plus fraternelle et égalitaire qui soit entre deux êtres de sexe différent à l’identité civile indifférenciée. Sans craindre d’être vilipendé à l’instant, rappelons cette évidence : pédérastes et anandrynes sont incapables de tendre au Grand jouir ; qu’on ne vienne pas nous évoquer les possibilités de pénétration entre deux personnes du même sexe : elles ne peuvent unir deux matrices et deux muqueuses différentes, tout comme elles ne peuvent assembler deux cerveaux mâle et féminin différents. Revenons à l’aporie préliminaire. Freud, dans son infinie perfidie a dialectique n’a pas fini de ménager un monde qui n’est pas le monde réel. Esprit sérieux, il a parfois imagé ses essais e...

(2) De la politique à l'amour - parti pris subjectif (2)

Donne politique et sexualité. Quel rapport ? (2) Que vient faire la sexualité d’un peuple dans cet examen institutionnel ? La sexualité est le pis-aller des remontrances que l’on s’adresse à soi-même quand tout s’écroule autour de soi. La solitude des êtres urbanisés est extrême. Le marché des rencontres n’empêche pas de constater à la fois la misère sexuelle, affective et amoureuse de nos contemporains. Comme l’usage des drogues et alcools, la sexualité participe de l’illusion d’exister. Il n’est d’ailleurs absolument pas surprenant que la sexualité soit maussade, cause de nombreuses déviances et insatisfactions ontologiques. C’est pourquoi l’intromission de la marchandise et du commerce dans «  l’amour  » de manière institutionnalisée et entrepreneuriale en même temps confirme notre vue d’une déréliction générale, universelle et destructrice de l’être social. La prostitution des «  julots casse-croûtes  » d’antan, à côté des maisons tenues pour ...

(1) De la politique à l'amour - en guise de préliminaires (1)

Donne politique et sexualité. Quel rapport ? (1) Il en va de la vitalité comme de la profondeur à croire ou ne pas croire. L’essence de l’humanité de l’homme réside dans sa capacité introspective. A condition d’en faire bouillir les meilleurs éléments de positivité prompte à favoriser enthousiasme et vigueur. De cela, nous ne sommes jamais assurés de la réussite. Pire, nous nous fustigeons bien souvent, plus que de raison, nous mettant à nous-mêmes des coups de pieds - de l’âne - à nos humbles assises que nous avons pourtant bien moulées par un Dieu fanfaron qui sut y trouver une voie d’égaiement pour nos semblables discourtois à ne regarder que ce fondement de nos êtres pour gesticuler de la formation des liquides les plus intimes, et dont on préférera le terme générique biologique de cyprine et de liquide séminal. Bref, nous sommes sujets et objets des désirs d’autrui. Ainsi est l’humanité. La sexualité dompte tout arrangement avec le divin. Nulle femme, nul homme n’a ...

Un regard

Le regard saoul. Aux instants des réjouissances morphiques, quand tout nous paraît se repaître de tant et tant de pertes ou d’avancées, selon le terrain choisi, il faut savoir se saouler de ce regard aussi tendre qu’absolu dans un seul être. Rares sont les éternités. Un seul regard suffit au débotté lors d’une rencontre inattendue. Les langues se délient. Quelques provocations insoupçonnées sur le moment abrègent les convictions communes, une complicité antérieure à leurs propres naissances s’évapore uniquement pour eux-mêmes en eux-mêmes. Loin des curieux. Du regard saoul se trouble toutes les adversités des temps maudits. Du sourire, l’âme reverdit de mille feux célestes. S’alanguissent dès lors les songes pluriels. Le silence est encore une parole entre eux. LSR      

sur l'hôpital de Tenon : rien ne change, par Patrice en 2013

Parce que l’ami Patrice passe depuis quelques jours son temps en soins à l’hôpital, il me paraît fort opportun de vous redonner à lire ce qu’il écrivit en août 2013 sur un précédent séjour à Tenon, hôpital déjanté, à l’image de ce qui se façonne pour tous. Edifiant. L'hôpital (1ère partie) : http://atelierserpentrouge.blogspot.fr/2013/08/lhopital-1ere-partie-tenon-par-patrice.html L'hôpital (2ème partie) : http://atelierserpentrouge.blogspot.fr/2013/08/lhopital-2nd-partie-tenon-patrice-c.html   (x) Pour finir sur une touche politique, afin de se relaxer des représailles des carabins médicaux : http://atelierserpentrouge.blogspot.fr/2013/08/droite-decomplexee-par-patrice-c_7426.html