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'Legalise it' - Le sport à la télé, notre drogue légale

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L’aventure, c’est sport ! On ne le dira jamais assez sous tous les tons, quitte à nous entendre accusés de vile machisme campagnard, le niveau baisse en foot masculin français. Ces garçons courent vite… hélas, ils balancent plus rapidement de la mèche et du tuning auto que les ballons dans les caisses. Bizarre pour des hommes-sandwiches . Ils créent du péril pour leur job . Les cons ! On ne le crie pas davantage, mais le tennis disparaît aussi vite des préoccupations de juin qu’il a été fourni à toutes les sauces durant quinze jours en mai. Pareil pour le vélo en août. Le temps est à la Gérard Holz : fugace… Hier, par exemple, la dernière étape du Critérium du Dauphiné ( de  : Dauphiné-Libéré , un ancien grand journal devenu petit canard régional ) fut l’occasion d’un tour de chauffe… sur les 25 derniers kilomètres. Pas davantage, merci France TV. Autant dire une promenade insipide pour une étape Saint-Gervais / Val Fréjus dont le final n’était pas des...

La quoi... la fête de quoi... la fête de la Musique obligée

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On l’attend depuis des mois. On la rêve, on l’espère comme le Messie... On la fête gentiment toute l’année jusqu’à son acmé : la fête à Jack Lang… euh , pardon, la fête de la Musique ( avé la majuscule, peuchère ). Singulière distraction bien plus prenante que toute une année sur les bancs de l’église du quartier, chacun ira de sa petite sortie du 21 en quête de… «  faites du brUUUIIIIIIIItttt  »… Certes !... «  faites du bruit  », «  c’est que du bonheur  » et autres phrases qu’on entend en permanence, de ces phrases pas simplement agaçantes mais insupportables chez les animateurs radiophoniques, télévisuels ( souvent, ce sont les mêmes ), les sportifs victorieux, les noceurs des fins de nuit d’ivresse quand ils ne savent plus s’ils se sont satisfaits seuls ou à deux au fond de la cuvette, les supporters-fans du PSG… bref, tout ce qui compte de nos jours susceptibles d’attirer à eux la lumière d’un jour de télé. Revenons à la fête de ...

Les cas soc' des cas soc', par Patrice

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Tous “ cas soc’ “. S’entend par là cas sociaux ! Il s’agit de langage parlé, moderne. J’ai connu une époque, qui commence à dater, où les cas sociaux étaient de pauvres bougres dans tous les sens du terme : économique, culturel, d’époque. Le développement de deux phénomènes constitutifs de notre époque, à savoir la modernité et la misère matérielle qu’elle induit ramène le curseur de l’appréciation au niveau général. On s’étonnait, voire on se retournait sur des personnes affligées par la misère physiquement apparente ou palpable. Un réflexe dû à l’éducation nous faisait classer la personne en question dans une catégorie préétablie faisant partie de notre culture au quotidien et de nos réflexes sociétaux. On ne s’étonnait pas lorsque, s’agissant de personnes connues faisant référence à une famille, nous y étions confrontés. Il y avait des évidences toutes faites, des situations qui paraissaient inévitables, qui allaient de soi. Des situations quasi normales...

De Rome, l'empire s'échauffe, par Patrice

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Renzi et la patate chaude. Dans un bel élan unanime d’hypocrisie, l’Union européenne, qui visiblement découvre qu’elle sera incompétente pour régler le “ problème “ des migrants car il ne s’agit pas d’un vague problème administratif, qu’il est donc appelé à devenir sans fin et qu’il ne s’agit pas de menacer pour que cela cesse, propose de l’argent à l’Italie pour qu’elle se débrouille seule. Pauvre Italie qui malencontreusement se retrouve en première ligne pour des raisons géographiques et qui n’en peut mais. Elle doit se débrouiller avec un sujet qui bien que prévisible s’installe dans la durée pour des siècles et des siècles, de façon inexorable conséquemment à une situation géographique non choisie. “ L’affaire “ est pourtant inscrite de façon mécanique dans le parcours historique de l’Europe. Avouera-t-elle pour autant qu’elle n’y est pas étrangère ? Après avoir pillé et malmené la moitié Est du monde, hors Chine et Japon, il fallait bien que l’état dans leq...

Au bord de la piscine du bon peuple

La polémique, ou l’art de distraire le bon peuple. Vous n’avez pas pu ne pas le remarquer, L’Atelier du Serpent rouge s’est abstenu d’évoquer toutes les récentes polémiques largement débattues dans le vide (Manu et le foot, Jean-Marie et sa fille, Sophie et son décolleté…) dans tous vos médias préférés. La polémique devient la sourdine autorisée, la tarte à l’encre de l’absence d’analyse. Utile pour combler l’inopportunité d’aller plus avant dans les constats, la polémique sert la forme journalistique en 140 signes. Pas un plus. Ou bien assortie d’un émoticon. Au Serpent , nous aimons plutôt humer l’air du temps. La rue, le train, l’hôpital, la vie intime, quoi !, de tous nos compatriotes préférés. Les anonymes disposent de cette faconde bien à eux de reproduire les tares de l’élite auto-proclamée. L’affreux rire de l’idiot si cher à Hubert-Félix Thiéfaine éprouve une autre manière de dévergonder son élan : la babiole. Regardez-vous une fois au moins dans l...

L'immobilier parisien

De l’inconvénient de se dévoyer dans les affres du syndicalisme immobilier. Dans les sots métiers de la pierre, du béton et lazzis, il n’y a plus guère que les agents qui aspirent à la fortune. Les autres ripaillent à l’affichage, aux conventions dans la fréquentation des clients et quelques arpentages de caves et/ou jolis bureaux surfaits des fédérations professionnelles et/ou syndicales de l’immobilier. Il faut les voir les pépètes de la vente en attente d’un rendez-vous dans la rue, smartphone à l’oreille, lunettes de soleil design sur le nez… ou ces hommes et femmes au veston doré-brillant… ou ces indépendants de la vente, citadine au toit ouvrant pour faire 400 mètres. Quel étrange milieu. Pour ses employés ou foisonnants indépendants «  sur le marché  », l’illusion n’en finit pas de batifoler à l’humeur estivale. Ces hommes se prennent pour des importants ; ces femmes s’imaginent désirables comme un triplex à 500 euros la location du placard. Les a...

L'été de toutes les indécences en ville, par Patrice

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Des Bêêêtes ! S’il vous arrive de vivre en ville, en appartement, de vous déplacer par les transports qui n’ont jamais aussi bien mérité leur nom que communs, vous êtes donc de ceux qui subissez la pression de la société que l’on ose de moins en moins appeler humaine. J’en veux pour preuve, avec l’arrivée des beaux et chauds jours si propices à tous les laisser-aller, ce que l’on vit avec impuissance et que l’on voit revenir chaque année. Dès lors que le soleil, que l’on attend depuis des mois car il n’y a guère qu’avec le soleil que l’on retrouve un peu de joie de vivre, fait son apparition, simultanément nous avons à subir le grand laisser-aller décomplexé des organismes en délire . Le soleil doit être propice, et pas seulement à cause de la chaleur qu’il procure, à ce grand «  lâchez tout  » auquel on assiste dès que l’on vit dans un environnement urbain. On assiste — bien impuissant — au retour du grand défoulement sous toutes ses formes. C’est l...