Du bien écrire, par Patrice
La coquetterie de l’écrit. C’est au fil des pages et des auteurs que m’interpelle la coquetterie de l’écrit. Cette volonté de faire comme on veut pour écrire propre, croit-on. Il y a une vraie frénésie de la part des écrivains de ne pas passer pour un sagouin, voire d’exhiber la prétention par la démonstration qu’on peut donner des leçons de grammaire, de vocabulaire. Encore faudrait-il pour cela qu’il y ait cohérence d’abord avant de prétendre à la perfection et ne pas avoir honte de ses imperfections avant de savoir qu’on est « dans les clous » de l’écrit correct. Il fut un temps où l’auteur pouvait passer son manuscrit pour relecture et corrections à un correcteur qui, élevé en nourrice de ses expériences, œuvrait et veillait à l’homogénéité des propos et à l’uniformité du langage. Il semble que ce temps soit révolu compte tenu des irrépressibles envies qui me viennent à longueur de bouquin et de pages de faire moi-même le travail. Si j’en crois le...