Grâce royale, par Patrice C.
D’une
majesté, l’autre…
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deux monarques gourmets |
Il s’en est fallu
d’un crin (de corde) que la demande royale espagnole du roi Juan Carlos à son
homologue marocain Mohammed VI de gracier des détenus espagnols ne se termine
en conflit. Pas en conflit armé entre l’Espagne et le Maroc, mais d’un conflit
de moralité entre un incompétent et un héritier immature.
Les turpitudes
ancestrales n’ont donc pas cessées d’exister en ce bas monde où, à l’évidence,
seuls les potentats se font leurs propres lois et les appliquent, avec tout le
mépris dont ils sont capables pour la continuité de pouvoirs auto accordés et
qu’ils veulent incessibles. Malheureusement pour cette perpétuation des espèces
(royales), les peuples sont (un peu) informés et ne se privent plus autant de
leur droit légitime à s’étonner que « Sa
Majesté » se fourre le doigt dans l’œil -« jusqu’au slip », aurait dit
San Antonio- et inclut un détenu sexuel recherché et réclamé parmi les
graciés.
Il en va donc de deux
marches arrière -comme en 39 aurait dit
je ne sais plus qui- l’une espagnole, l’autre marocaine. Après tout, on a
l’air ridicule qu’auprès des siens… Balle au centre de la bêtise entre le Maroc
et l’Espagne : 1 partout ! N’attendons pas d’excuses royales ou d’explication
légitime. Cela ne se pratique toujours pas, même depuis Ben Barka et
Carabanchel qui pourtant avaient été coups de semonce et alertes à la
démocratie.
On peut penser que
Juan Carlos a demandé la grâce d’un nombre d’individus lambda à son homologue
marocain et que l’autre lui a fait un « package
» -pour lui être agréable, bien sûr-
sans plus s’informer des dits individus, au risque de prendre son solliciteur
pour un imbécile et de faire preuve d’un laxisme ignare.
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de vaillants marocains respectueux et conscients |
Las, la pression
médiatique, tant décriée quand elle perturbe, a fait le job (!) et rappelé leurs
majestés à plus de discernement. Il en aura coûté quelques blessures et
hématomes à de vaillants marocains respectueux et conscients, eux, de leur
pouvoir légitime et non usurpé.
Patrice C.
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