De la porte basse… levons-nous contre le conformisme généralisé. Dans la Bible, il est question de la porte du Temple de Salomon où les impétrants, avant de recevoir l’initiation au tracé architectural des maîtres, doivent franchir le seuil le dos courbé, les yeux lorgnant le sol. Dans mon adolescence bercée par les humanités, j’ai lu La Porte étroite d’André Gide. Récit de 1909 qui fut un grand succès à parution, il a tôt fait d’être dépassé en notoriété par le roman L’immoraliste (1902) dès la décennie suivante, et qui est son exact pendant littéraire. La Porte étroite , selon mes souvenirs, signe la présence de Jérôme et d’Alissa, dont l’un se défend de toute œuvre littéraire. Fouillons dans nos souvenirs communs pour cette lecture on ne peut plus classique, pour tout bachelier normalement instruit. Les deux personnages, Jérôme et Alissa, sous la forme d’une correspondance et de brèves narrations diaristes, posent l’excès d’ingénuité, l’excès de pruderie mais encore rabrou...